Hard Candy
8 décembre 2008 par Marine Bienvenot
Classé dans Découvertes, Musique
Non la new wave n’est pas morte, une batterie hypnotique, des guitares acides, une voix envoûtante … voici Candy Clash !
Si le nom de leur premier EP, 79, est plutôt lapidaire, il n’en est pas moins hyper représentatif de leur musique. 1979 c’est l’explosion du rock anxieux de Joy Division avec Unknown Pleasures, du groove des Gang of Four (Entertainment!), de la symphonie du Wall des Pink Floyd, des riffs nerveux des premiers Cure (Three Imaginary Boys).
Bref, il y a quelque chose d’essentiellement 80′s dans la musique de Candy Clash : la voix caverneuse de Clément Froissard (qui possède d’ailleurs une ressemblance criante avec Ian Curtis), les riffs de guitares entêtants à la Sonic Youth de Max Zippel et une ligne de basse cotonneuse servie par son frère, Roger, que ne renierait pas les Cure. Oui, Candy Clash c’est tout ça, mais pas que…
Le groupe va aussi voir du côté d’une certaine pop atmosphérique, lunaire, planante. Comme bon nombre de nos groupes hexagonaux expatriés en Angleterre ou aux Etats-Unis faute de reconnaissance dans leur propre patrie (Phoenix, The Teenagers ou bien encore dans une moindre mesure Air), Candy Clash donne une sensibilité originale à ses chansons lancées avec un accent français à couper au couteau. (so cute!)
En plus de leur authentique post-punk qu’ils promènent entre caves enfumées, lumières criardes de boîtes de nuit et paleur de chambre vide, les trois garçons illustrent leur travail avec un artwork magnifique (de KRSN) et un clip bric et broc pour « 79″ digne du meilleur Gondry.
Après cet appétissant hors d’oeuvre de 5 titres (et quelques savoureux remixes), nous sommes plus que prêts à déguster le plat de résistance que sera sans aucun doute l’album.










