Les meilleures séries de 2008
15 janvier 2009 par Marine Bienvenot
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Cette année encore, nous avons eu droit à des séries télé plus inventives que jamais. Des séries avec des idées, des séries magnifiquement écrites, filmées et brillamment interprétées. Mais plus important encore, des séries avec une ouverture d’esprit dans l’écriture sans précédent et la disparition des plus grands tabous.
Cette année surtout, on s’est posé la question de savoir si les séries n’allaient pas finir par remplacer les films sur le petit écran, mais on s’est tout de même réjouit de voir la qualité de celles-ci flirter avec la créativité et le talent dont font preuve les productions cinématographiques.
Cette année enfin, fut marqué par un conflit, celui des scénaristes hollywoodiens qui a paralysé l’activité audiovisuelle pendant plusieurs mois. C’est pourquoi nous avons souvent eu droit à des saisons raccourcies pour bon nombre de séries, cela ne nous empêchera pas d’en élire nos chouchous.
1. Friday Night Lights : Chef d’œuvre. On pourrait s’arrêter là, mais ça ne suffirait pas pour vous donner l’envie de découvrir cette série si ce n’est déjà fait. En 2004, Peter Berg adapte au cinéma l’épopée d’une petite équipe de football lycéen originaire d’une petite ville du Texas, lors du championnat d’Etat. En 2006, il poursuit l’aventure sur petit écran avec la création de Friday Night Lights diffusé par NBC. En prenant l’apparence d’un teen show, la série surprend son monde en décryptant la vie d’américains ordinaires. Pas celle des minorités (favorisées ou non), non juste l’Amérique moyenne. Situer l’action au Texas n’est pas anodin, c’est un état difficile où le sport peut être un ascenseur social, un moyen de faire quelque chose de sa vie mais qui, par la même occasion, est synonyme de pression, d’obligation de réussite pour s’assurer un avenir meilleur, meilleur que celui de ses parents ou de ses frères et soeurs. Friday Night Lights prend le football comme prétexte pour parler des difficultés, des joies, des peines, des ambitions et des espoirs que ces gens portent en eux. Et tout sonne juste (jusqu’à la réalisation nerveuse, patte d’un Peter Berg aujourd’hui reconnu par Hollywood « Hancock », « Le Royaume ») comme ayant pris la forme d’un documentaire : les dialogues, les situations, les épreuves semblent avoir été vécues et c’est pourquoi nous même vivons intensément chaque épisode, chaque match. Eric Taylor (admirablement joué par Kyle Chandler), le coach de cette équipe, est plus qu’un simple entraîneur, il est l’homme qui rend les rêves possibles, et à ce titre il est l’objet d’une attention et de pressions constantes, tout en étant respecté, admiré et écouté. Annulée par NBC au terme de sa deuxième saison, Friday Night Lights, adulée par la critique, a ressucité sur le câble même si son avenir reste en suspend, la troisième saison pouvant être la dernière. Friday Night Lights est donc bel et bien un chef d’œuvre mais par dessus tout, de superbes tranches de vies pleine d’espoirs et de réalisme, une magnifique histoire, une histoire injustement méconnue.
2. Damages : En état de choc, Ellen Parsons erre dans la rue de beau matin à moitié nue et pleine de sang. Que lui est-il arrivé ? Six mois plus tôt, la jeune avocate avait un avenir prometteur. Elle était sur le point de signer avec un prestigieux cabinet lorsque Hewes & Associés a pris contact avec elle. Patty Hewes, qui dirige le cabinet d’une main de maître, vient de se lancer dans une croisade contre Arthur Frobisher, un des plus grands dirigeants du pays, et l’un des plus corrompus aussi… Voici Ellen plongée au coeur de ce monde où faux-semblants, manipulations, mensonges et complots meurtriers sont légions, et dont les commanditaires et exécutants ne sont pas toujours ceux que l’on croit… Si l’on ne devait retenir qu’une toute petite faiblesse a cette première saison, proche du chef d’oeuvre, ce serait le léger temps mort de quelques trois épisodes au milieu qui nous laisse décrocher un peu. On se rend vite compte que c’était en fait pour nous laisser un peu de répit avant un final éblouissant, explosant en vol toutes les certitudes que l’on croyait avoir. Il faut dire que du côté de l’interprétation ça se bouscule au portillon du génie : Glenn Close (Patty Hewes) glaçante, Rose Byrne (Ellen Parsons) touchante, Zeljko Ivanek (Ray Fiske) saisissant, Tate Donovan (Tom Kent) brillant, Ted Danson (Arthur Frobisher) angoissant… De toutes les façons nous voilà avec les clés en main pour une saison 2 qui s’annonce dantesque pour cause de vengeance prévue début janvier… Impatience quand tu nous tiens …
3. Pushing Daisies : Il est de ces séries que l’on a envie de prolonger à l’infini tant on se sent comme dans un cocon dans leurs histoires, leurs décors, leurs personnages. Pushing Daisies est de celles-ci. Sucrerie que l’on ferait durer à l’infini, couleurs acidulées, intrigues doucereuses, univers inspirés de ceux de Lewis Carroll, Tim Burton et Jean-Pierre Jeunet dans lequel on plongerait comme pour se mettre à l’abri, la série de Bryan Fuller peut provoquer l’écoeurement chez les durs à cuir et le ravissement chez les adeptes du kitsch et du rétro. Ned découvre dans son enfance qu’il peut ramener à la vie des personnes décédés mais que si cela dure plus d’une minute, un autre être vivant prendrait leur place. Piégé à ses dépend Ned n’utilisera plus son pouvoir que pour venir en aide à son seul ami, un détective privé qu’il aide à résoudre des crimes. Jusqu’au jour où il « réveille » son amour d’enfance tel le prince de la Belle au Bois Dormant et qu’il ne peut se résoudre à la renvoyer dans l’autre monde. A partir de ce jour il ne pourra plus avoir le moindre contact corporel avec elle. L’interprétation est portée par des débutants et des moins débutants pétris de talents (Lee Pace, Anna Friel, Chi McBride, Kristin Chenoweth…) qui donnent corps à des personnages simples comme l’histoire à laquelle ils appartiennent. Point de dramaturgie poussée à l’extrême de la simplicité et du bonheur tout court. Malheureusement la noirceur actuelle du monde a eu raison de ce petit bijou de couleur. La série ayant été marqué par la grève des scénaristes l’an dernier, elle n’a pas su conquérir un public et malgré un noyau dur de fidèles s’est vu annuler par ABC. Le treizième épisode de la saison 2 sera donc le dernier d’une série inoubliable.
4. Gossip Girl : Si la saison 1 a eu du mal à décoller c’est principalement à cause de l’étiquette de teen show standard qu’on lui a collé. Lancé à la rentré 2007 par Josh Schwartz et Stephanie Savage, déjà créateur de The O.C, réussite dans le même genre, Gossip Girl conte les destins croisés de jeunes gens qui ont la chance d’être nés du bon côté de New-York, l’Upper East Side. Jeunesse dorée rime avec décadence et c’est ce qui a rythmé les épisodes tout en l’assaisonnant de secrets, d’amours impossibles, de rivalités plus ou moins dissimulés. La sauce a pris et la seconde saison est lancé à grand renfort de campagnes publicitaires chocs laissant augurer une storyline plus poussée, plus adulte et plus dark. Fait est dit, Gossip Girl passe la seconde avec un côté plus sombre qui a tout pour séduire même les plus réfractaire tout en gardant ce côté glamour, réaliste et critique de la frange la plus dorée de la société.
5. Dexter : Qui verra des points communs avec le livre de Brett Easton-Ellis, American Psycho, aura raison, il suffit pour cela d’apprécier le générique qui se réfère (en style) au film su même nom. Au delà de cette comparaison, Dexter est certainement un des plus beaux bijoux télévisuels de ces dernières années. Comment aimer un être inhumain et meurtrier mais qui n’a appris à tuer que les méchants? On s’en détesterait presque de comprendre, voire de remercier, ce serial-killer-justicier. Des scénarios excellents, des acteurs impeccables (à quand le Golden Globes pour Michael C. Hall?) et un héros à la fois dérangeant et attachant. D’un humour noir décapant, Dexter ne laisse personne indifférent. Après avoir exploré l’absence d’identité, les dépendances psychotiques, le manque de répères, une certaine vision de la justice, de la famille et de l’amour, la troisième saison a encore sû se renouveler pour le plus grand plaisir de ce très cher Dexter Morgan, et le nôtre. La troisième saison venant de s’achever sur Showtime avec une pluie de record d’audience, Dexter est encore sûr de revenir sur nos écrans pour au moins 2 saisons supplémentaires. Joie !
6. Californication : Et il l’a fait !!! Quelques années après X-Files, David Duchovny est revenu l’an dernier par la grande porte des séries avec un rôle d’ordure au grand coeur dans Californication. Hank Moody est largué, dans tous les sens du terme : sa femme le quitte et sa vie n’est que débauche et désoeuvrement. Ce fils imaginaire de Bukowski n’arrive même plus à écrire une suite à son roman, grand succès littéraire très mal adapté au cinéma. Hank est un cynique, Hank est un salaud, Hank est amoral mais Hank et aussi (et surtout?) sensible, un bon père et un mec bourré de talent. Ce rôle c’est du pain béni pour Duchovny qui fait le show (le chaud?) à chaque minute. Avec cette nouvelle saison on craint le pire : Bastard’s Hank semble rentré dans le droit chemin, semble enfin être devenu mature (patch anti-nicotine, vasectomie, un job de biographe) et la série semble ronronner sur le chemin tranquille d’un succès mérité l’an dernier. Limite ennuyeux. Oui mais voilà, le producteur de rock dont Hank est censé faire la biographie est en quelque sorte son alter-égo et on sait tous qu’Hank Moody est influençable … Bref, entre son introspection réussie et son véritable caractère, Hank vogue tranquille dans les eaux de Californication saison 2, vivant plus de ses erreurs passé que continuant à en commettre. Vous serez peut-être dérouté mais cette saison voit enfin notre héros prendre ses responsabilités tout en gardant son esprit grunge, défonce, sea, sex & sun. Jouissif.
7. Lost : Lost c’est quoi ? et bien avant toute chose un énorme buzz que ce soit aux Etats-Unis, en France ou partout ailleurs en 2004-2005. Imaginez-vous une île (soi-disant) déserte, après le crash de votre avion. Un paysage paradisiaque qui peu à peu laisse place à un monde beaucoup moins idyllique qu’il n’y parait. La grande force de la série est l’utilisation de flashbacks sur la vie de chaque protagoniste de l’île. Pourquoi sont-ils ici ? pourquoi se sont-ils déjà tous croisés avant le crash ? Purgatoire ou simple hasard ? Quoiqu’on en dise, après un démarrage canon Lost s’est un peu perdu dans un dédale de questions dont on a que trop attendu les réponses (saisons 2 et 3). Seulement voilà, le final explosif de la saison 3 et son cliffhanger révolutionnaire ont relancé la machine et la saison 4 (quoique reportée au début du mois de janvier) fut épique : révélations et réponses sont enfin apparues et la série est repartie sur de nouvelles bases avec un traitement de l’histoire beaucoup plus rapide et actif. Certes de nombreuses questions restent en suspend, mais cette fois on sait qu’elles trouverons une réponse rapidement, d’autant plus que les créateurs ont décidé de ne pas aller plus loin qu’une sixième saison. Tout s’accélère sur l’île.
8. Brothers & Sisters : Comme chaque année le début de cette troisième saison fut laborieux, mais la famille Walker et tellement attachante et les relations brothers / sisters si finement décortiquée que les histoires en deviennent vite passionnantes, tirées vers le haut par un casting époustouflant : Rachel Griffiths (Six Feet Under), Sally Field (Forrest Gump), Ron Rifkin (Alias), Calista Flockhart (Ally McBeal), Balthazar Getty (Alias), Patricia Wettig (Prison Break), Rob Lowe (A la Maison Blanche), Emily Van Camp (Everwood) … A la suite d’un drame, une fratrie de cinq et leur mère doivent apprendre à gérer les situations de crise et les surprises de la vie ensemble. Le principal atout de Brothers & Sisters vient des relations délurées entre les différents membres de la famille et la surprotection hilarante de Sally Field. Un bonheur.
9. How I Met Your Mother : On ne peut pas dire que je sois fan de sitcoms les rires forcés en fond sonores m’horripilent au plus haut point, oui mais voilà j’ai découvert How I Met Your Mother! Digne héritière de Friends pour certain, la série se démarque pourtant totalement de son illustre aînée par un esprit loufoque constant. Là où Friends avait fini par devenir plus planplan, How I Met Your Mother (bon qui n’en est certes qu’à sa 4ème saison) ne vous laisse aucun répis. Les répliques cultes fusent, les personnages les situations les plus invraisemblables mais surtout dès qu’une nouvelle femme apparait dans la vie de Ted vous ne pouvez vous empêcher de vous demander si c’est elle la Mother … AWESOME ! Un petit conseil, la version française ne retranscrit absolument pas la folie douce des acteurs, les jeux de mots constants du scénario alors jetez-vous sur la version originale, un régal. How I Met Your Mother a échappé à l’annulation deux années de suite et semble désormais parti pour durer. It’s legen – wait for it – dary !! comme le dirait si bien le légendaire Barney Stinson interprété avec talent par Neil Patrick Harris.
10. Grey’s Anatomy : Après 5 ans passés aux côtés de nos internes devenus résidents, on ne se lasse peu des aventures du personnel du Seattle Grace. Bien plus qu’une simple série médicale comme a pû l’être Urgences (à laquelle la série de Shonda Rhimes a été comparé à ses débuts), Grey’s Anatomy sait faire cohabiter avec brio l’humour, le cynisme, et le dramatique tout en gardant une touche de fraicheur bienvenue. Cette saison 5 semble en avoir fini avec le chassé-croisé Meredith-Derek, pour notre plus grand bonheur, et la storyline fait la part belle aux relations des différents protagonistes tout en gardant ce mélange de folie et de professionnalisme. Dommage que les relations extra-tournage (licenciement abusif de Brooke « Erica Hahn » Smith, coup de sang de T.R « George O’Malley » Knight qui menace de quitter la série…) ternissent la série qui est pourtant, cette année encore, à son meilleur.
11. Nos Enfants Chéris : Et bien oui il y a bien une série française dans ce classement ! Je ne l’aurais pas parié il y a de cela quelques mois, mais voilà Nos Enfants Chéris est un bijou de drôlerie et de folie, à regarder sans modération. On ne peut pas dire que la fiction à la française soit une réussite, Canal+ est la seule chaîne à sortir la tête de l’eau et à proposer des séries inventives avec entres autres Nos Enfants Chéris ou bien encore Mafiosa, le clan. Sortis de l’imagination de Benoit Cohen en 2004 sous forme de film, le réalisateur et la chaîne ont eu l’idée de poursuivre les aventures Martin, Constance, leurs enfants (respectifs ou qu’ils ont eu avec d’autres), leurs ex, leurs parents, beaux-parents, amis, cousins et autres à la télévision. Et le moins qu’on puisse dire c’est que ça décoiffe, tout le monde est au bord de la crise de nerfs à tout moment ce qui donne des situations plus cocaces les unes que les autres brillament interprétées par Mathieu Demy, Romane Bohringer, Mathias Mlekuz, Eléonore Pourriat, Laurence Côte …
12. Mad Men : pourrait avoir la palme de la série que tout le monde encense mais que personne ne regarde. Parfait résumé en effet pour cette série qui allie récompenses critiques (Golden Globes de la meilleur série et du meilleur acteur) et record d’audience sur la chaîne privée AMC. Dans les années 60, Don Draper travaille dans la pub. Il vit entre son job, sa famille, sa maîtresse, quelques verres et beaucoup de cigarettes. Autour de lui on cherche à obtenir son amour ou sa perte. Ce sont surtout les affres du métier de publicitaires dans agence de Madison Avenue et les moeurs de l’époque qui sont passés au crible. Mad Men et moi, c’est une histoire d’amour et de haine incompréhensible : au cours de sa saison 1 je suis passée par tous les stades : l’insignifiance, l’amour, l’exaspération. Je l’ai parfois trouvé surestimée, et parfois non. Mas je dois reconnaitre que si l’on s’ennuie parfois, les scénaristes réussissent à éviter les pièges des clichés imposés par l’époque et à nous donner une vision réaliste et non-idéalisé de la vie américaine au cœur des sixties. La fin de la saison 2 sera sûrement le moment qui me permettra de trancher sur tous ses sentiments.
13. Cold Case : en mettant en parallèle deux espaces temporels, Lily Rush et son équipe enquêtent sur des meurtres non-élucidés. Personnages du passé et du présent se retrouvent, les histoires s’entremêlent, ce qui nous aide à mieux visualiser et comprendre des événements qui se sont déroulés des années auparavant. Les auteurs ont le courage d’aborder des sujets sans tabous et sans faux-semblants depuis le purement sordide (inceste, viol, infanticide) jusqu’aux épisodes pas toujours glorieux de l’histoire américaine (la folie du MacCartysme, la ségrégation des minorités, l’homophobie). Mais la plus grande qualité de Cold Case c’est surtout le traitement très original et étrangement nostalgique utilisé pour aborder les différents époques depuis le choix des musiques jusqu’à la reconstitution fidèle de la période, en passant par le choix des personnages jeunes/vieux qui affichent tous une réelle ressemblance physique. A cela s’ajoute une étude de la complexité humaine : depuis le salaud confit dans sa haine au fil du temps, au meurtrier accidentel pétri de remord et qui ne fait que survivre, sans oublier les proches et témoins qui cherchent à maintenir tant bien que mal le souvenir du disparu. Et quand survient à la fin la vision de la victime en signe d’adieu, l’émotion vous prend souvent aux tripes.
14. The Tudors : Se lancer dans une série historique n’est pas à la portée de toutes les chaînes (ni de toutes les bourses) et Showtime s’est lancé avec brio dedans avec la production de The Tudors, fresque historique sur la vie très tourmentée du jeune Henri VIII (ses relations tumultueuses avec les femmes, ses alliances politiques…) dans l’Angleterre du 16è siècle. La deuxième saison est d’avantage axée sur la soif de pouvoir d’Henri VIII et de son combat pour la séparation de l’Eglise catholique et le royaume d’Angleterre. Son divorce et son remariage avec Anne Boleyn vont entrainer leur excommunication et la création de l’Eglise anglicane. L’atmosphère est admirablement bien rendue et la violence de certaines moeurs de l’époque traitée avec beaucoup de justesse mais le principale atout de la série réside en un nom : Jonathan Rhys-Meyer.
15. Weeds : Vous n’avez pas pu passer à côté de cette série qui fait les beaux jours de Showtime depuis 4 saisons. En 2005 en apprenant qu’une série sur le trafic d’herbe dans un quartier résidentiel allait être diffusé, je me suis dit: « Ça a le mérite de se laisser regarder au moins une fois cette affaire! ». Bien m’en a pris car j’ai eu devant les yeux une série réaliste sur les vrais problèmes de nos sociétés occidentales décadentes (drogue sous toutes ses formes et en toute occasion, niveau de vie, surendettement, banlieues standardisées…). Une virulente charge contre la politique internationale menée par le gouvernement Bush se dégage également (l’action militaire en Irak y est plusieurs fois dénoncée.) Weeds n’hésite pas à aborder une floppée de sujets dramatiques : la mort d’un père, la maladie, l’adultère … et le constat est cinglant : tout semble justifier le recours au psychotropes! Avec sa saison 4 et son changement de décor, Weeds a passé un palier non-négligeable vers le changement tout en douceur mais avec un humour tout aussi corrosif. Sans doute la série américaine la plus irrévérencieuse, sordide et politiquement incorrect du moment, sans oublier l’excellente performance de Mary-Louise Parker en Desperate Housewives trash.
Bref 2008 fut une année riche et on attend déjà les surprises que nous réserve 2009. Si possible la disparition de Prison Break devenu imbuvable, de nouvelles (bonnes) intrigues pour Desperate Housewives et Ugly Betty qui commencent à sérieusement tourner en rond, un au revoir digne de ce nom pour la sympathique Dirty Sexy Money, des fins de saisons qui nous permettent de nous faire un réel avis sur les prometteuses Fringe, True Blood, 90210, Sons of Anarchy et The Mentalist, une agréable et réussie nouveauté avec The United States of Tara… Et puis surtout le renouvellement de Friday Night Lights, SURTOUT!!
Ce top n’est qu’une vue personnelle, que rien ne vous empêche de faire le vôtre en commentaires … See you next year!























