Pour les assoiffés : on ressert du Twilight
28 janvier 2009 par Emmie
Classé dans Actualités, Cinéma, Critiques
Prise dans la déferlante, après avoir parcouru le phénomène de l’extérieur, il fallait que j’aille voir ça de l’intérieur. Un heureux hasard m’a donc guidée vers une salle de cinéma et me voilà devant Twilight. Si on laisse de côté les fans hystériques et que l’on gratte un peu, le film passerait presque pour un petit film.
Le budget n’a pas été excessif pour la production (36 millions), on en prend pas plein la tronche (pardonnez moi l’expression) au niveau des effets spéciaux, la photo pâle (à l’image du teint blafard des vampires) laisse planer une ambiance hivernale, parallèle avec la tension électrique de l’histoire.
Sans avoir lu un mot du bouquin, l’intrigue du début est simplissime, une jeune fille, Bella (Kristen Stewart) aux parents divorcés va habiter chez son père et elle n’est pas vraiment très enthousiaste. Elle quitte l’Arizona pour aller dans une petite bourgade dans l’Etat de Washington, Forks, une des villes d’Amérique les plus fraîches et pluvieuses. Un père lui aussi assez froid fait tout de même des efforts pour que sa fille se sente au mieux dans sa nouvelle vi(lle). Elle s’intègre finalement assez vite, mais un garçon l’intrigue, le dénommé Edward Cullen (interprété par Robert Pattinson), vampire.
Le film raconte comment les deux adolescents se cherchent, puis finissent par se trouver et les complications qui s’en suivent du fait qu’Edward est vampire et Bella, humaine. Catherine Hardwicke en fait un film qui n’a rien à envier à son dit « concurrent direct » : Harry Potter. Le film a vraiment un certain cachet, les scènes et plans coulent comme de l’eau de source aussi claire que l’eau des montagnes du lieu.
A retenir notamment, la scène du baseball en forêt qui démarre par le Supermassive Black Hole de Muse. Époustouflante ! Et autres plans remarquables, nombreux dans le film. Il tient en haleine, nous fait rire, sourire, nous attendrit, peut faire peur, surprend, mais il tombe rarement dans le trop « cul-cul » malgré les grandes déclarations d’Edward à Bella. On ressort avec l’envie d’aller plus loin, et nombreux seront ceux qui reboosteront les ventes du livre en achetant le tome 2.
Malgré cela, le film n’est pas hyper fidèle au livre, et certains restent sur leur faim. Il peut ennuyer notamment ces messieurs car l’action se fait attendre. La fin est plutôt inattendue et pas fantastique comparée au reste du film. On ne croque pas dans la pomme, mais on ressort un sourire aux lèvres.
Un rapide coup d’œil au public montre que c’est plus un film à aller voir entre copains que familial. La tranche d’âge visée est principalement 13-18 ans mais il s’étend aux ados-adultes, voir adultes.
En ce qui concerne la suite, Catherine Hardwicke et la production on rompu le contrat, elle ne fera donc pas New Moon ou Tentation, d’une part car la production veut mettre plus d’Edward Cullen à l’écran et sortir le deuxième rapidement (sortie prévue en novembre 2009), ce qui ne convenait pas à la réalisatrice qui voulait plus de temps pour adapter le deuxième opus pour un film plus fidèle, la production l’a donc tout bonnement virée.
Espérons qu’Hollywood ne brisera pas l’histoire d’un pieu, dans le seul but de faire plus de millions.
Pour la faire courte :
Les plus: photo du film, ambiance, certaines scènes, scénario.
Les moins: intrigue lente, phrases un peu « grandiloquantes » parfois, le côté teen-movie.
En tout cas avant de fuir, courez dans les salles ; peut-être vous ferez vous mordre…










