Des Victoires de la Musique en forme d’hommage
1 mars 2009 par Marine Bienvenot
Classé dans Actualités, Musique

S’il ne fallait retenir qu’une chose de cette loooooooongue soirée passée à ne pas m’endormir regarder les 24ème Victoires de la Musique, ce serait bien entendu ce plébiscite en forme d’hommage au grand Alain Bashung (3 récompenses sur 4 nominations). Voûté dans des vêtements devenus trop grands pour lui, « le dernier des géants » comme l’ont appelé récemment Les Inrockuptibles, a donné hier soir une émouvante leçon de courage et d’humanité sur la scène du Zénith. Atteint d’un cancer incurable des poumons à un stade avancé, le recordman de Victoires (11 après la soirée d’hier, dont celle du Meilleur Album des 20 dernières années pour Fantaisie Militaire) a tenu à chanter la voix rauque et le souffle court un extrait de son dernier album Bleu Pétrol, intitulé « Résident de la République », alors même que plusieurs dates de sa tournée sont ajournées en raison de son état de santé. Très touché par les marques de respect et de reconnaissance du public, des professionnels ainsi que de ses amis et collègues artistes, Alain Bashung a déclaré : « Ils m’ont tous fait passer une soirée magnifique, je ne pourrai jamais oublier cette soirée ». Nous non plus.
Pour le reste, c’est à dire cette parodie de remise de récompenses, on se fout clairement de la gueule du public ou du moins du bon goût. Mais après tout comment être indigné et surpris du palmarès quand rien que les nominations ressemblent à une grande farce? Cali c’est du rock ? Pour qui Sefyu est-il une révélation ? Qui saurait me donner le titre d’une chanson de Berry ? M’enfin …
Groupe ou Artiste révélation du public
Julien Doré
Pep’s
The Do
Sefyu
Chanson originale de l’année
« Résidents de la République » par Alain Bashung
« La robe et l’échelle » par Francis Cabrel
« La Belle de Mai » par Stanislas
« Comme un manouche sans guitare » par Thomas Dutronc
L’artiste interprète masculin de l’année
Francis Cabrel
Manu Chao
Julien Clerc
Christophe Maé
Alain Bashung
L’artiste interprète féminine de l’année
Anaïs
Yael Naim
Catherine Ringer
Camille
L’artiste de musiques électroniques ou dance de l’année
Bumcello
Caravan Palace
Laurent Wolf
Martin Solveig
Le groupe ou l’artiste révélation scène de l’année
Micky Green
Moriarty
The Do
BB Brunes
L’album de chansons/variétés de l’année
« Infréquentable » de Bénabar
« Music Hole » de Camille
« Quinze chansons » de Vincent Delerm
« Bleu pétrole » de Alain Bashung
L’album pop/rock de l’année
« L’Espoir » de Cali
« Jamais la paix » de Mademoiselle K
« Varsovie – L’Alhambra – Paris » de Saez
« L’homme du monde » de Arthur H.
L’album révélation de l’année
« En corps étrangers » de William Baldé
« Mademoiselle » de Berry
« A mouthful » de The Do
« Ersatz » de Julien Doré
L’album de musiques urbaines de l’année
« Enfant de la ville » de Grand Corps Malade
« A l’ombre du showbusiness » de Kerry James
« Le regard des gens » de Tunisiano
« Dante » de Abd al Malik
L’album de musiques du monde de l’année
« Many things » de Seun Kuti
« Ki dit mie » de Magic System
« Caraibes » de Slai
« Tchamantché » de Rokia Traore
Le spectacle musical/la tournée/le concert de l’année
« Music hole tour » de Camille
« Comme à la maison » de Christophe Maé
« On est encore là » de NTM
« Bleu pétrole tour » de Alain Bashung
Le vidéo-clip de l’année
« XY » de Kerry James
« C’est chelou » de Zaho
« J’étais là » de Zazie
« Les limites » de Julien Doré






















Super article et je partage tout à fait ton point de vue, il suffit de comparer les Nrj musics awards et les victoires pour voir qu’il y a un truc qui cloche , à quand une cérémonie entre deux , où personne ne s’endormira devant son écran ?