Robert Frank controverse le photojournalisme
16 mars 2009 par A2line
Classé dans Expositions
« Un regard étranger » jusqu’au 22 Mars 2009 au Jeu de Paume de Paris
Dés l’âge de douze ans, Robert Frank découvre la photographie et décide d’en apprendre toutes les techniques auprès du photographe graphiste Hermann Segesser qui lui enseigne l’art moderne.
Robert Frank est très vite attiré par le registre documentaire du photojournalisme. Les sujets liés à la vie quotidienne seront son thème de prédilection. Son travail photographique est le reflet d’une démarche d’exploration sociale. Il photographie les conflits sociaux de Paris à Milan en passant par l’Amérique su Sud.
L’exposition « Un regard étranger » confronte des photographies prises en Amérique et à Paris.
Une série de photos est consacrée à la civilisation américaine d’après-guerre. A travers celle-ci, Robert Frank bouleverse l’histoire de la photographie documentaire et la vision que l’Amérique donne d’elle-même dans les années 1950-1960. Frank révèle la solitude et la banalité des individus au travers de ses compositions qu’il rend parfois floues, « comme pour mieux souligner le caractère éphémère de ce spectacle du quotidien ».
Dans sa série dédiée à Paris, Robert Frank capture des événements de la réalité qu’il rencontre. Portraits, natures mortes et paysages se succèdent. Il saisit les gens dans la subtilité de l’instant décisif et créé une sorte de récit visuel qui incite le spectateur à porter un autre regard sur une époque révolue. Frank agit ici comme le « flâneur », notion chère à Baudelaire, qui « observe le spectacle des rues au gré de ses déambulations ».
En renoncent aux canons de l’esthétique traditionnelle, Robert Frank est reconnu pour avoir fait naître une nouvelle iconographie documentaire.











