Stories from Hugh Coltman
2 mai 2009 par Aurélie Barriat
Classé dans Découvertes, Musique

Amateur de pop-folk, si vous ne le connaissez pas encore, c’est une erreur. Hugh Coltman est certainement l’un des artistes les plus doués du moment dans son domaine. Si vous craqué pour ce barbu britannique et parisien d’adoption, n’hésitez pas à passer le voir en concert, il est en tournée dans toute la France jusqu’au mois d’août. Après avoir offert « l’un des plus beau moment » du Printemps de Bourges selon Le Figaro il y a quelques jours, il répond présent au rendez-vous des Solidays le 26 juin prochain.
« Je viens d’un petit village près de Bristol. J’étudiais à la Fac de théâtre quand, lors d’une visite à l’un de mes amis, je suis allé le voir en répétition avec son groupe. Je lui avais proposé de faire les chœurs. Mais comme le chanteur n’est pas venu, j’ai commencé à chanter… et j’ai tellement aimé l’expérience que j’ai arrêté la Fac pour ne faire que ça« . Son destin en est ainsi scellé, Hugh sera chanteur. Il s’engagera ensuite dans un groupe de blues, The Hoax. Sept ans, trois albums et un disque live plus tard, il décide en 1999 de quitter le groupe qui bénéficiait pourtant d’une belle réputation outre-manche. Hugh explique ce départ très légitimement : « Je m’entendais bien avec les musiciens, c’était vraiment mes potes. Mais je voulais tracer mon propre chemin, et on n’avait pas le bon langage pour ça : notre son puissant m’obligeait à crier pour être entendu. »
Une autre aventure commence alors pour lui, et c’est chez nous en France, qu’il choisit de la vivre. Sa grand-mère, y ayant vécu quelques années, lui aurait susurré toutes les douceurs de notre belle capitale. Ne souhaitant pas retourner chez lui, ni se retrouver à Londres, c’est donc à Paris qu’il décide de poser sa guitare. Huit ans après, il est toujours là et n’a jamais était tenté de partir. Le 27 octobre dernier sortait son premier album solo « Stories From The Safe House« , (« the safe house » = France), un titre qu’il explique ainsi : « C’est parce que, pour moi, la France était et est toujours une planque : elle m’a permis de m’éloigner de tout ce que je connaissais pour mieux me connaître.” Et on s’en réjouit bien puisque cela lui aura permit de trouver sa propre identité musicale. Il s’agit là d’un magnifique album, parfaitement équilibré grâce à un éclectisme des styles que Coltman a su allier avec sa voix juste et profonde, ce qui en fait une belle salade composée musicale. Ainsi vous y trouverez du jazz avec la reprise « Ballad of the Sad Young Man », de la folk avec « One Day » ou encore du ska avec « Magpie », et bien sûr de la pop avec le génialissime « Could You Be Trusted », une vraie petite pilule de bonheur qui vous transporte en aller simple sur une plage du sud-ouest en plein été ! Et pour parfaitement assaisonner le tout, Coltman s’est entouré de deux musiciens talentueux : Thomas Naïm à la guitare et Aurélien Calvel à la basse.

Programmé en première partie de Julien Doré, Thomas Dutronc et John Mayall tout en assurant sa propre tournée, il a réussit avec brio l’épreuve de la scène en solo et prend plaisir à « sauter un peu partout » ou à « faire des vannes » avec le public. Pour couronner le tout, le plus français des chanteurs britanniques s’est lancé dans l’écriture de plusieurs titres pour Benjamin Siksou, dont le premier single « My Eternity », que l’on attend de pied ferme avec son premier album prévu pour septembre prochain. Après tout ça, nous, on ne doute plus de son talent. Hugh Coltman est en train de décoller, et on y croit dur comme fer, il ne s’arrêtera pas là !








