Vieilles Charrues, on y était (et pas qu’un peu!)

Et bien voilà, une semaine après avoir quitté la prairie de Kerampuilh sous la pluie (qui nous avait épargné pendant les concerts durant quatre jours : un miracle), je n’ai plus les oreilles qui bourdonnent, les Converses grises (achevées) ont été enterrées auprès des bleues (édition 2005) et des bordeaux (édition 2007) là où aucune herbe ne pousse depuis… mais par-dessus tout, les images enchantées et les sons enchanteurs de ces quatre jours sont toujours imprimés sur mes rétines et dans mes tympans. Il est donc grand temps de dresser un bilan de ce 18è Festival des Vieilles Charrues.

Priscilla Ahn – Fiction Plane – The Killers – Bruce Springsteen & The E Street Band

Seulement détentrice d’un Pass 3 jours, j’ai vécu ce jeudi par procuration grâce à mon infiltré à l’intérieur et

Priscilla Ahn (© F.Villemin)

Priscilla Ahn (© F.Villemin)

les échos qui en ressortent sont assez colossaux sur la venue du Boss. Car il faut bien l’avouer, c’est un réel tour de force pour l’association des Vieilles Charrues d’avoir réussi à faire venir Springsteen en ouverture de cette édition. Un de ceux qui accroissent encore plus la réputation du festival et qui (on l’espère) réussira à faire venir Radiohead ou bien encore les Red Hot Chili Peppers, harcelés depuis des années par les programmateurs et réticents jusqu’à maintenant parfois tout simplement à défaut d’un emploi du temps compatible.

Nous voici donc en ce traditionnel 3è week-end de juillet et c’est la douce Priscilla Ahn qui inaugure le festival de sa pop tranquille. Une charmante entrée en matière à découvrir pour ceux qui ne connaitrait pas ses paisibles ballades.

On monte la sono d’un cran avec l’arrivée sur scène de Joe Sumner (fils de Sting) et de son groupe Fiction Plane. Très énergique, leur rock est entrainant mais n’a rien de très original d’autant plus lorsque les quelques 45 000 spectateurs n’en peuvent plus d’attendre le Boss et sa clique.

Bruce Springsteen (© D.Vincent)

Bruce Springsteen (© D.Vincent)

Le premier couac de ces trois jours est intervenu avec la venue des Killers. En effet, le groupe de Las Vegas a trainé une réputation des plus antipathiques en coulisses couplé à un conflit avec les médias dû à leur refus d’autoriser les photographes de shooter leur concert. Le concert en lui-même s’est avéré lisse et pompeux, dommage d’avoir laissé la musique se faire polluer par les considérations extérieures.

Et le voici enfin celui que tout le monde attend, celui pour qui la plupart d’entre nous on fait le déplacement jusqu’au fin fond de la Bretagne : le grand, l’unique, le Boss … Bruce Springsteen! Et là on y va pas par quatre chemins : IN-FA-TI-GUABLE. Après quelques mots d’introduction en breton comme il se doit, Bruce lance ses « One, two, three four » et c’est parti pour 2h30 d’un show quasi-continu et survitaminé, seulement interrompu lorsqu’il fait monter une petite fan française sur scène pour une danse et une promenade dans ses bras. Seule (petite) ombre au tableau, l’absence de tous ses classiques dans la tracklist : pas de « Born in the USA », ni de « Streets of Philadelphia », mais cela n’a rien gâché à l’énergie incroyable déployée par le Boss et son groupe pour ce concert qui restera sans aucun doute dans les anales.

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