La semaine des séries

Avec le mois de mai arrivent les premiers renouvellements et/ou annulations de séries. Pour l’une des séries les plus intelligente et brillamment interprétée du moment, c’est la douche froide. En effet Damages, pourtant encensée par la critique, ne réalise pas les audiences espérées par la chaîne américaine FX et risque de ne jamais connaitre de quatrième saison. Après trois ans de bons (pas très) loyaux services, Patty Hewes l’avocate la plus puissante de New-York va peut-être devoir raccrocher sa robe au vestiaire. Les producteurs ont tenté de trouver un accord avec Direct TV, la chaîne qui avait sauvé Friday Night Lights de l’annulation il y a deux ans. Sans succès. Il ne reste que la mobilisation des fans et le rachat par une autre chaîne qui puissent sauver la complexe mais brillante Damages. Et on peut quand même pas laisser une p***** de bonne série se terminer alors que 90210 va avoir sa saison 3 si ??

Autre grande série qui risque de disparaitre de nos écrans à la fin de la saison, la très attachante Cold Case. Lancé il y a déjà sept ans, Cold Case aurait pu être qu’un drama policier parmi tant d’autres, mais le traitement (entre autres) donné à l’image et à la bande-son pour coller à l’époque de l’enquête en cours, en ont fait un modèle à suivre. L’an dernier, Cold Case avait gagné face à FBI : Portés Disparus le match des séries en perte vertigineuse d’audiences menacée d’annulation. Mais cette année, non seulement le public a continué à déserter la série mais il n’y a plus personne en face pour faire pire. CBS annoncera donc sûrement dans la semaine du 19 mai (semaine où tous les networks annoncent leur grille de rentrée et donc les annulations) la fin de Cold Case. Et l’on verra sûrement Lilly Rush ranger son dernier carton. Malheureusement…

De toutes les séries lancées pour la saison 2009/2010, Glee est sans conteste LE carton. Malgré une première partie de saison réussie, avec un arrêt de plus de quatre mois planifié dans sa grille de diffusion, Glee aurait pu tomber dans l’oubli. C’était sans compter un plan com’ rondement mené. Car entre temps les bandes originales de la série ont fait un carton et tout le casting a été invité à la Maison Blanche pour le concert de Pâques par la famille Obama. Après le buzz, impossible de passer à côté de son retour, prenez pour preuve les 13,6 millions de spectateurs présents derrière leur poste. Les guests stars aussi se pressent à la porte ainsi après Kristin Chenoweth, le legendary Neil Patrick Harris viendra pousser la chansonnette avec les losers du Glee Club. Après un épisode phénomène centré sur les chansons de Madonna, on a appris cette semaine que si Coldplay avait refusé qu’il en soit de même avec les leurs, il se pourrait que le Glee Club rende hommage à Lady Gaga, Britney Spears ou même Courtney Love. Avec le même talent on l’espère.

Quarante ans après l’assassinat de John Fitzgerald, les Kennedy continuent de fasciner le monde. Après l’annonce d’un film de Darren Aronofsky retraçant les jours qui suivirent la mort de JFK, Rachel Weisz sera Jackie, c’est au tour de la chaîne History de lancer son « Kennedy Project ». En développement depuis 2009, la toute première fiction de la chaîne mettra en lumière le couple le plus glamour des Etats-Unis sur la période 1960-1968. Et pour les interpréter on sait aujourd’hui qu’il faudra y voir les visages de Greg Kinnear et Katie Holmes. A leurs côtés Barry Pepper incarnera Bobby Kennedy et Tom Wilkinson, Joe Kennedy Sr. Composé de huit épisodes, on pourra découvrir The Kennedys en 2011 sur History. On a beau avoir tout vu, lu et entendu sur les Kennedy, cette dynastie nous fascine toujours autant, et ce projet s’annonce des plus intéressants.

C’est fait ! L’une des séries les plus fraîches de cette mi-saison (que l’on doit comme souvent à l’indispensable HBO) sera de retour en 2011. How To Make It In America c’est l’histoire de deux trentenaires new-yorkais cherchant à vivre leur rêve américain en faisant carrière dans la mode streetwear. Véritable photographie de Brooklyn, la série à le charme des petites productions et l’avantage du réalisme teinté d’utopie. Bref galères, humour, quête d’identité, amitié, bonne musique, premiers rôles détonants (Victor Rasuk) et seconds rôles savoureux (Luis Guzman)… jetez-vous sur la (trop courte) première saison d’How To Make It In America, en attendant la deuxième, malheureusement toujours composée de seulement 8 petits épisodes.

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