Paul, rencontres du 3e geek
Paul c’est l’histoire de deux amis de longue date aussi nerds que british, interprétés par les cultissimes Simon Pegg et Nick Frost (Shaun Of The Dead, Hot Fuzz) qui, après avoir vécu une sorte de révélation mystique au Comic Con, grand messe annuelle et Saint Graal de tout nerd qui se respecte où les comics les plus improbables rencontrent la science-fiction la plus cliché, décident de prendre la route à bord d’un camping-car pour parcourir tout ce que le sud des États-Unis compte d’OVNIesque : la Zone 51 (zone militaire top secrète où seraient stocké des technologies non terrestres), la Blackmail Box (observatoire prisé par les ufologistes pour guetter la Zone 51 de nuit), et j’en passe. En chemin ils font la connaissance d’un extraterrestre, Paul, dont les manières sont quelques peu… inexistantes et qui cherche à fuir une mystérieuse agence gouvernementale dont le rêve ultime est de le découper en menus morceaux pour étudier ses cellules souches. Ils vont décider de l’aider, et au passage rencontrer des personnages tous aussi déjantés les uns que les autres.
Et Paul de s’avérer être un road movie ! Mais un road movie assez particulier en cela qu’il est un (demi) prétexte à un hommage absolument fabuleux à tout ce que le cinéma de science-fiction a pu produire de meilleur : Star Wars, Star Trek, Alien, Rencontre du Troisième Type, E.T. bien sûr, et j’en passe. « Demi » prétexte cependant car le film reste tout à fait cohérent et ne part pas dans tous les sens, même si la trame globale reste sans réelle surprise.
Mais d’un bout à l’autre on rigole de cet humour so british qui fait merveille dans le sud conservateur des États-Unis, et mêmes les vannes les plus graveleuses parviennent à toucher la fibre nerd régressive qui existe en chacun de nous (du moins, en moi…).
En quittant la salle, on se dit finalement que Pegg et Frost ont, avec Paul, su saisir l’entièreté des clichés associés à la culture geek pour finalement mieux les démonter : oui les nerds s’excitent pour des gadgets sans lendemain, font montre d’un goût assez peu prononcé pour la narration et la vraisemblance et vivent une libido aussi anarchique que délirante. Mais en parvenant à faire de ces clichés des éléments structurants de leur narration, nos deux comparses démontrent avec une désinvolture particulièrement jouissive que l’on peut porter les t-shirts les plus improbables et avoir quand même des choses à dire. Et comme le montre dans un registre autrement plus dramatique The Social Network, Pegg et Frost réalisent là le rêve ultime de tout nerd qui se respecte.
Frais, régressif et beaucoup plus futé qu’il n’y paraît, Paul s’avère finalement être une excellente surprise qui ne fera pas injure aux précédents Shaun Of The Dead et Hot Fuzz.












Woah ! Vous m’avez super envie d’aller le voir ! Merci !
Merci à toi de partager ton envie avec nous
En espérant que tu ne sois pas déçue si tu donnes suite à ton envie
À bientôt sur Mediacult !
J’ai vu le film, pas si mal même si c’est un peu trop américain pour moi. C’est rencontres du 3ème type version grasse.