Comme dans une chanson française
10 février 2010 par Eloïse Trouvat
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Son nom est sur toutes les lèvres des amoureux de la chanson française. Peut-être ne l’avez vous pas encore croisé, lui, qui écume les petites scènes parisiennes depuis quelques années maintenant. Toutefois vous l’avez certainement entendu, ici ou là, avec son single époustouflant baptisé France Culture. Avec sa verve enchantée et désœuvrée, le trentenaire Arnaud Fleurent-Didier lève le voile, avec humour, sur le héros paumé qu’il est. La Reproduction, son beau disque à l’éloquence bien française, incarne la traditionnelle jolie surprise musicale du début d’année.
Derrière son piano, Arnaud Fleurent-Didier à des beaux airs de gendre idéal, il faut dire qu’il est le prototype même de ces fils de bonnes familles que les mères chérissent tant. Né à Versailles en 1974, sous un règne très giscardien, le jeune homme grandit dans une famille aimante, aux ancêtres communistes dont la descendance a viré à droite. Bonne famille donc à la mémoire courte, jeunesse en province, quelques enseignements sur le modèle libéral et démocratique, aucun commentaire par contre sur Marx ou Mai 68, beaucoup d’amour sans doute et un diplôme d’ingénieur en poche. Telle fut son existence avant de devenir artiste et d’entrer dans cette société du spectacle, dont sa famille ne lui avait jamais parlé. Avec ce très sage parcours, Arnaud Fleurent-Didier finance son propre label French Touche et signe en 1998 son premier album, Chansons Françaises, sous le pseudonyme (peu raffolant) de « Notre-Dame ». La pochette est digne d’un autre siècle, d’un temps d’après-guerre, avec ses vieux bouquins qui transpirent le passé et ses lettres capitales aux couleurs patriotiques, mais il faut apprendre à voir plus loin que les clichés. N’est-ce pas?
Arnaud Fleurent-Didier, lui, malgré une éducation sclérosée, a appris à voir plus loin. Explorant la chanson française comme certains explorent les albums photos de leurs grands parents, il part à la conquête d’un passé inavouable ou majestueux, des origines des hommes et de leurs tourments, des choses qu’on ne se dit pas et qu’on aimerait tant se dire. S’inscrivant dans la lignée de ces chanteurs à la gueule d’ange et au phrasé parfaitement agencé, il insuffle des nouvelles dimensions à la chanson française et crée un véritable beau disque bercé entre des airs électro et pop. La Reproduction est l’œuvre d’un enfant du siècle, un énième trentenaire talentueux aux soucis et questions concernant la reproduction dans toute sa diversité (sociale, sexuelle ou politique). Dans ces 11 titres flânent des airs délicieusement tragiques. France Culture, son premier single, témoigne parfaitement de cette tragédie commune, qui n’est pas seulement celle des trentenaires des classes aisés. Avec une écriture de génie, Arnaud Fleurent-Didier dresse le tableau (peu glorieux) d’une éducation de bonne famille sous les années Giscard. Le bilan est indéniablement tragique et à la fois emprunt d’un belle mélancolie. Avec une orchestration très pop, ce premier titre est un retour dans un passé curieusement complexe, dont chacun aimerait connaître les causes et les conséquences pour mieux avancer vers l’avenir. La Reproduction interroge avec drôlerie, les mémoires sélectives et collectives, les erreurs et engagements de chacun (Mémé 68). Avec modernité, la prose de Arnaud Fleurent-Didier bouleverse la gentille et proprette chanson française, la mixe avec des atmosphères de jadis (la comparaison avec Polnareff s’impose même si il préfère revendiqué l’atypique Pierre Vassiliu) et la ravive avec des questions pertinentes d’aujourd’hui. D’une étrange actualité, ce disque évoque les idées et les convictions complexes d’un trentenaire, sans en oublier le tas de questions sur l’amour (Imbécile heureux), la famille (Si on se dit pas tout), l’engagement (Pépé 44). Avec un parlé chanté très tendance, Arnaud Fleurent-Didier compose un inventaire, sans complaisance, de nos modestes interrogations inter-générationnels et aborde, avec humour, la nécessité de transmission. « Y a tellement de trucs que l’on ne se raconte pas » lâche sa petite voix. Pas faux.
Il est sûr et certain que les petites histoires contées par ce jeune homme ne sont pas prêtes de s’éteindre tellement sa dramaturgie musicale est un petit bonheur pour les oreilles et les idées. Par certains morceaux, Arnaud Fleurent-Didier rappelle les airs merveilleusement cinématographiques d’un Delerm errant dans les rues de Paname. Arnaud Fleurent-Didier va, lui aussi, au cinéma (Je vais au cinéma) et de son phrasé se dégage une énergie purement cinématographique, qu’on aime à suivre de la Place Clichy à la rue Batignole, et qui n’est pas sans procurer les mêmes plaisirs et petites joies quotidiennes qu’une bande originale composé par Michel Legrand pour un film de Jacques Demy. Entre une désillusion et une amourette, un son French touch et un air de nouvelle chanson française, Arnaud Fleurent-Didier signe le disque d’une fin de décennie, d’un être paumé dans une société sacrément amochée. Et pourtant, lorsque le disque se termine, il s’y dégage une furieuse envie de vivre.
France Culture, le clip
Arnaud Fleurent-Didier, le myspace
Arnaud Fleurent-Didier, le site officiel
Mordus de Vampire Weekend
6 juillet 2009 par Aurélie Barriat
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Il fait beau, il fait chaud et on a envie de vous illuminer encore plus la journée en vous présentant Vampire Weekend qui risque fort de vous faire (encore) danser tout l’été si ce n’était déjà pas le cas l’année dernière. Ezra Koenig (chant, guitare), Rostam Batmanglij (clavier, guitare, chant), Chris Tomson (batterie) et Chris Baio (basse) forment ce quatuor haut en couleur, pure progéniture New-Yorkaise venu tout droit de l’Upper West Side (mais on ne leur en veut pas). Allons bon vous n’avez jamais entendu parler de ces quatre-là ? Pas de panique, petite session de rattrapage sur ce groupe… comment dire… mordant (fallait bien la placer celle-là).
Tout commence au sein de la célèbre université américaine de Columbia où quatre étudiants en musicologie se rencontrent… Le hasard ? Et si c’était le destin ? Parce-que franchement, il y a de quoi se poser la question tellement leurs talents se complètent à la perfection. Après un premier EP éponyme à l’été 2007, leurs diplômes en poche, pas de temps à perdre pour nos quatre jeunes étudiants qui auto-produisent fissa leur premier album. Bien sûr, pas de fausses illusions, il en faudra plus pour sortir de la tête de l’eau. Heureusement pour eux, la bulle internet passant justement par là, ils l’attrapent, s’en servent … et ça marche.

Cover du premier album éponyme
Bon c’est bien joli mais qu’est ce qu’ils font exactement ces Vampire Weekend ? Leur truc à eux, c’est l’ « Upper West Side Soweto », c’est eux qui le disent ! Comprenez par là que nos audacieux sont aller créer un métissage musical entre rythmes pop et sonorités africaines. Les titres les plus représentatifs de cette alliance géniale sont sans nul doute les excellentissimes « Cape Code Kwassa Kwassa » (notez que même le titre représente parfaitement ce mélange), « Mansard Roof » et « Bryn« . Mais ils font avant tout de la pop caractérisée sans nul doute par la voix juvénile (mais affirmée) du chanteur qui la maîtrise tellement bien qu’on se demande parfois si c’est toujours lui qui chante… particulièrement sur l’étonnant « M79 » et ses sonorités aux allures versaillaises ou encore le curieux « Oxford Comma » sur lequel on croirait qu’un certain Ozone (pardon pour la piètre référence) aurait prit sa place ! Un son pop bien affirmé donc, et c’est les plus populaires (et pas pour rien) « A-Punk » et « I Stand Corrected » qui le prouve. Un premier album tout bonnement réussi …
Ce qui en a inévitablement appelé un autre ! Et oui ! Un deuxième album est d’ores et déjà sur le feu dans un studio de Brooklyn et prévu pour le mois de septembre si tout se passe bien. Un nouveau titre a été joué sur un plateau télé aux Etats-Unis, « White Sky« , qui y figurera. Travailleurs comme il sont, ils ne se contenteront pas de se reposer sur leur lauriers et souhaitent évoluer, Ezra à déjà annoncé : « Ce sera définitivement le son de Vampire Weekend mais il y en aura aussi de nouveaux. Nous essayons de nous mettre au défi de ne pas utiliser les mêmes tours que sur le premier album : d’autres instruments, des choses comme ça« . Ça promet ! Pas plus d’infos pour le moment, si ce n’est qu’un titre inédit « Ottoman« , qui pourrait éventuellement faire parti de ce deuxième opus, s’est glissé dans la BO du très sympathique Nick and Nora’s Infinite Playlist il y a quelques mois.
Cet été encore les vampires sont de sortis, et nous ont les suit ! Alors le 28 août prochain, rendez-vous à Rock En Seine où ils se produiront en concert (nous ne manqueront pas de vous en rapporter tous les détails). Et puis si vous avez encore un peu de place sur votre iPod avant de prendre la route des vacances, ne cherchez plus. C’est frais, c’est rythmé, quoi de mieux pour embellir notre été ? Nous, on est déjà mordu. Et vous ?
Zak Laughed can smile!
29 juin 2009 par Emmie
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Un petit français qui fait du son anglais. Vous en rêviez? Zak Laughed l’a fait! Du haut de ses 15 ans, il chante Bob Dylan, Ben Kweller et surtout il nous sort des pépites folles et folk comme « Each Day », « From The Bottom Of The Hill « ou encore « 22 and 66″ qui nous emmène dans le doux pays des Velvet Underground ou d’Adam Green.
Zak Laughed – The End Has No End
Un peu plus d’infos sur Zak : Il vient de Clermont-Ferrand (comme Cocoon, The Delano Orchestra, St Augustine, The Wendy Darlings ou The Elderberries) il a donc 15 ans, a commencé la musique vers 13 mais sûrement avant (le petit génie!) car à 14 ans il gagne le concours CQFD des Inrocks à la Cigale avec une reprise des Strokes! Il choisit « The End Has No End » et ça marche fort, il faut dire qu’il s’en sort très bien! Zak n’est pas tout seul, i
l a aussi un groupe The Hobos Company (« like a hobo from a broken… »nan j’arrête). Passionné de culture américaine et particulièrement de sa littérature, il lit Bukowski ou encore John Fante.
C’est un génie vous l’aurez peut-être compris, à 14 ans reprendre les Strokes, connaître Neil Young, Bob Dylan, lire Bukowski, jouer de la guitare et chanter dans la veine d’Adam Green ou du Velvet ce n’est pas donné à tout le monde!
The Hobos Company – Clothes Song
« Each Day » le single (qui passe déjà sur Le Mouv’!) so fresh and so summer ne vous fera pas quitter votre radio! Le petit frenchie qui a tout d’un anglais, le nom, le look, l’attitude et les chansons n’est pas prêt de s’arrêter car il a tout de la folk star en puissance!
Il va bientôt sortir un deuxième album, passe fin juin à la Coopérative de Mai, date doublée d’une Maroquinerie le 30 septembre!
Prenez vos places car après c’est on the road again vers la Belgique et le Luxembourg!
Stories from Hugh Coltman
2 mai 2009 par Aurélie Barriat
Classé dans Découvertes, Musique

Amateur de pop-folk, si vous ne le connaissez pas encore, c’est une erreur. Hugh Coltman est certainement l’un des artistes les plus doués du moment dans son domaine. Si vous craqué pour ce barbu britannique et parisien d’adoption, n’hésitez pas à passer le voir en concert, il est en tournée dans toute la France jusqu’au mois d’août. Après avoir offert « l’un des plus beau moment » du Printemps de Bourges selon Le Figaro il y a quelques jours, il répond présent au rendez-vous des Solidays le 26 juin prochain.
« Je viens d’un petit village près de Bristol. J’étudiais à la Fac de théâtre quand, lors d’une visite à l’un de mes amis, je suis allé le voir en répétition avec son groupe. Je lui avais proposé de faire les chœurs. Mais comme le chanteur n’est pas venu, j’ai commencé à chanter… et j’ai tellement aimé l’expérience que j’ai arrêté la Fac pour ne faire que ça« . Son destin en est ainsi scellé, Hugh sera chanteur. Il s’engagera ensuite dans un groupe de blues, The Hoax. Sept ans, trois albums et un disque live plus tard, il décide en 1999 de quitter le groupe qui bénéficiait pourtant d’une belle réputation outre-manche. Hugh explique ce départ très légitimement : « Je m’entendais bien avec les musiciens, c’était vraiment mes potes. Mais je voulais tracer mon propre chemin, et on n’avait pas le bon langage pour ça : notre son puissant m’obligeait à crier pour être entendu. »
Une autre aventure commence alors pour lui, et c’est chez nous en France, qu’il choisit de la vivre. Sa grand-mère, y ayant vécu quelques années, lui aurait susurré toutes les douceurs de notre belle capitale. Ne souhaitant pas retourner chez lui, ni se retrouver à Londres, c’est donc à Paris qu’il décide de poser sa guitare. Huit ans après, il est toujours là et n’a jamais était tenté de partir. Le 27 octobre dernier sortait son premier album solo « Stories From The Safe House« , (« the safe house » = France), un titre qu’il explique ainsi : « C’est parce que, pour moi, la France était et est toujours une planque : elle m’a permis de m’éloigner de tout ce que je connaissais pour mieux me connaître.” Et on s’en réjouit bien puisque cela lui aura permit de trouver sa propre identité musicale. Il s’agit là d’un magnifique album, parfaitement équilibré grâce à un éclectisme des styles que Coltman a su allier avec sa voix juste et profonde, ce qui en fait une belle salade composée musicale. Ainsi vous y trouverez du jazz avec la reprise « Ballad of the Sad Young Man », de la folk avec « One Day » ou encore du ska avec « Magpie », et bien sûr de la pop avec le génialissime « Could You Be Trusted », une vraie petite pilule de bonheur qui vous transporte en aller simple sur une plage du sud-ouest en plein été ! Et pour parfaitement assaisonner le tout, Coltman s’est entouré de deux musiciens talentueux : Thomas Naïm à la guitare et Aurélien Calvel à la basse.

Programmé en première partie de Julien Doré, Thomas Dutronc et John Mayall tout en assurant sa propre tournée, il a réussit avec brio l’épreuve de la scène en solo et prend plaisir à « sauter un peu partout » ou à « faire des vannes » avec le public. Pour couronner le tout, le plus français des chanteurs britanniques s’est lancé dans l’écriture de plusieurs titres pour Benjamin Siksou, dont le premier single « My Eternity », que l’on attend de pied ferme avec son premier album prévu pour septembre prochain. Après tout ça, nous, on ne doute plus de son talent. Hugh Coltman est en train de décoller, et on y croit dur comme fer, il ne s’arrêtera pas là !
| Publié par Aurélie Barriat
| 02 Mai 2009 14:50
Et pourquoi pas les pengouins ?
21 avril 2009 par Aurélie Barriat
Classé dans Actus, Concerts, Découvertes, Musique
Découvert il y a six mois sur la planète Myspace, What about Penguins s’installe doucement dans l’univers « folk français qui chantent en anglais ». Un petit groupe sympathique qui monte et qui n’est pas sans rappeler les sonorités de deux autres animaux, les pandas de Cocoon, mais peut-être un brin plus gai…
Nous avons donc pris la direction de La Bellevilloise le 3 avril dernier pour aller voir tout de même à quoi ils ressemblent ces pingouins… Nous avons découvert deux mecs sympathiques à l’attitude plutôt cool (Ugo qui semble jouer tout seul tranquille dans sa chambre) et qui n’hésite pas à dialoguer avec le public (bon ok c’est plutôt Alex qui se lance), indispensable pour un jeune groupe dans une grande salle comme celle-ci ou le public n’est pas toujours attentif.
Nous avons donc voulu en savoir plus…

Mediacult : Bon pour commencer, pas très original mais on veut savoir ! Comment vous êtes-vous rencontré ? Comment est né What About Penguins ?
Nous nous sommes rencontrés au collège, on se connaissait de vue et on est devenu potes en cours de hip/hop. Le groupe d’Alex de l’époque s’est séparé et on a décidé de jouer ensemble pour le fun !
Et puis petit à petit on s’est laissé submerger, on répétait de plus en plus et finalement une fois quelques compos à notre actif on a pensé créer notre duo.
Mediacult : « What about Penguins », bizarre comme nom de groupe non ? D’où ça vient ?
On cherchait un nom avec Ugo et puis ma cousine nous a aidé, on a balancé plein de noms en délirant. On était parti dans le thème des animaux et d’un coup j’ai dit « Et pourquoi pas les pingouins? » traduction directe « What About Penguins ».
Un délire qui nous a vite submergé avec le logo et l’univers qu’on adorait.
Mediacult : Pendant le concert, vous avez confié venir de l’électro… Pourquoi un tel virage ?
Venir de l’électro peut être pas (rires) mais on se cherchait et en fait un jour la fille qui est devenue notre manager a demandé à Alex d’écouter du Elliott Smith, Jeff Buckley et autres Ben Kweller. Ça a changé sa façon de faire de la musique, il a laissé sortir tout ce qu’il avait au fond de lui , ça s’est traduit par de la folk/pop et moi j’ai accroché de suite.
Aprèsc’est venu naturellement en jouant ensemble.
Mediacult : On a eu droit à plusieurs reprises : Nina Simone, Outkast, The Moldy Peaches, Muse… Ces références font-elles partis de vos influences ? Y-en a t-il d’autres ?
Nina Simone et Muse font partie de nos influences surtout pour les qualités de mélodiste de Matthew Bellamy. Après Outkast et les Moldy Peaches on écoute mais on irait pas jusqu’à dire que ça fait partie de nos influences.
On pourrait plus parler de Coldplay ou Jamie Cullum qui nous accompagnent beaucoup.
Mediacult : Vous avez entendu la reprise de Mrs Jackson par The Vines ?
Oui nous avons entendu la cover de Mrs Jackson de The Vines, grâce à votre question (rires). On est pas très fan de cette version pourtant on aime ce qu’ils font.
sur une plage les pieds en éventail…
Mediacult : On a entendu beaucoup de titres pendant ce petit concert… on dirait bien que vous avez assez de matière pour un album non ? Des labels vous ont-ils approché ? Vous avez des pistes ?
Nous avons été approchés par un label Londonien indépendant mais pour l’instant cela n’a rien donné. Nous avons environ une trentaine de chansons donc tout plein de choses à faire découvrir encore!! Un EP est prévu pour la rentrée normalement (voire avant).
Finalement, Ugo et Alex sont deux pingouins cools qui vous réchaufferont le coeur, à découvrir tranquillement dans son jardin ou
Myspace de What About Penguins
Merci à Alex et Ugo d’avoir répondu à nos questions.
| Publié par Aurélie Barriat
| 21 Avril 2009 16:42
From Cocoon Mountain
2 avril 2009 par Aurélie Barriat
Classé dans Découvertes, Musique
Bienvenue dans un univers de coussins moelleux, de gentils animaux tout doux et de grands prés d’herbe verte au son du ukulélé, bienvenue dans l’univers de Cocoon. Bon… maintenant, est-il vraiment nécessaire de vous les présenter ? Non sûrement pas. Vous les connaissez déjà. Mais on va le faire quand même parce qu’on a envie de parler d’eux, parce qu’il le valent bien (loin de moi l’idée de faire un mauvais jeu de mots !). Cocoon, c’est notre coup de cœur de l’été 2007. A l’époque, on se disait bien que ces deux là ça allait marcher… et on ne s’était pas trompé !

Cocoon, à ces débuts, c’est d’abord un duo Clermontois, Mark Daumail et Morgane Imbeaud, un grand dadet beau gosse de 22 ans et un petit bout de femme de 19 ans qui se cache derrière lui. L’un gratte sa guitare et son ukulélé, l’autre manie son clavier et ses petits instruments inattendus. L’un écrit, l’autre embellit, et tous deux marient leurs voix douces et entraînantes à la perfection. Leur identité musicale, ils l’ont fabriqué à partir d’influences comme Elliot Smith ou Sufjan Stevens, et de leurs propres personnalités. Leur truc à eux, ce sont des mélodies douces chantées en anglais parlant d’oiseaux et d’animaux en tout genre. Mais à ce monde naïf et coloré se mêle celui du rapport à la mort, jonglant entre humour et mélancolie. Mark, qui a été plus d’une fois confronté à la mort le dit très bien lui-même : « je suis quelqu’un de profondément mélancolique, avec un peu d’humour anglais. Ou alors un humour bizarre, genre dans la pire des situations où ma mère meurt et mon père vient de se faire rouler dessus par ma sœur en camion, j’arriverais à faire « Ah ben c’est la loose ». (…) j’ai un rapport assez étrange avec la mort (…) Chaque chanson était un deuil. » (Extrait de l’interview donné pour Discordance).

Cover de "My friends all die in a plane crash"
Après avoir sorti un EP démo pour démarcher les labels intitulé I Hate Birds, ils sont repéré en 2007 par les Inrocks qui les révèle dans leur (fameuse) compil CQFD avec le titre « Tell Me ». C’est un véritable tremplin, que dis-je un trampoline ! Et là tout s’enchaîne : Printemps de Bourges, signature avec Sober & Gentle (label de leur collègues et amis Hey Hey My My), premier EP From Panda Mountain, etc. Le premier album My Friends All Died In A Plane Crash sort le 22 octobre 2007 et rencontre un vif succès. La folie Cocoon commence. « On My Way » les lance en devenant le premier single, mais l’album trouve son rythme avec des petites perles comme « Vultures », « Chupee » ou « Hummingbird ».
Cocoon peut se vanter d’avoir un public fidèle qui le suit depuis le début (bon on avoue on en fait parti) et ne le doivent qu’à eux-même : proche de leur public ils aiment rencontrer les gens et être présents sur la toile par le biais de leur myspace et de leur facebook (il faut dire qu’ils en ont deux, le premier ayant atteint le maximum d’amis !). Les concerts démarrent dans les petites salles et ils nous offre d’étonnants moments en reprenant à leur sauce des titres d’un tout autre registre (« Hey Ya« des Outkast, « Kung-Fu Fighting » de Carl Douglas ou « Rehab« d’Amy Winehouse). On aura d’ailleurs l’occasion d’assister à l’un d’eux à la Maroquinerie en Janvier 2008 au cours duquel ils ont finit de nous convaincre. La publicité va encore les booster en utilisant trois de leurs titres : « Chupee » pour Taillefine, « On My Way » pour l’Eos de Volkswagen, et « Owls » pour Lancel. Ils sont sélectionné au prix Constantin 2008 mais perdent au profit d’Asa, puis le 12 Janvier 2009 c’est la consécration : l’Olympia.

Trois ans après le début de l’aventure, Mark et Morgane ont bien grandi. Aujourd’hui, ils font partie intégrante du paysage musical français et ont trouvé leur équilibre en rejoignant la cour des grands. Programmés au Francofolies en juillet, ils viennent de collaborer à la BO d’un film présent au prochain Festival de Cannes dont le titre n’a pas encore été dévoilé. Mark à écrit pour Julien Doré, et il y a prit goût à écrire pour les autres. Le deuxième album est en gestation et sera mixé par Steve Orchard, qui a travaillé pour des « lourds » tel que U2, Coldplay et Travis. Rien que ça.
| Publié par Aurélie Barriat
| 02 Avril 2009 13:25
Sliimy, bien dans son slim
4 mars 2009 par Emmie
Classé dans Découvertes, Musique
Figurez vous Prince, Mika, mélangez les deux et vous obtiendrez Sliimy !
Un frenchy pétillant qui se Wake up pour sauter dans son slim, et nous servir des reprises et des originaux de sa voix hors du commun.
On craque pour sa voix, son look, ses compos, et parce qu’enfin dans le paysage musical français nous avons un jeune artiste pop digne de ce nom!
Il reprend Britney avec brio, sa version de Womanizer n’a rien a envier à l’originale, et son répertoire pop anglais en ravi plus d’un. Le Grand Journal et sa chroniqueuse musicale (des Putafranges) Tania Bruna Rosso l’avait bien repéré ce qui lui a valu son passage dans l’émission ces derniers jours. Son single s’appelle donc Wake Up et a un petit air de Lily Allen qui met de bonne humeur!
<!–[if gte mso 9]> Normal 0 21 false false false MicrosoftInternetExplorer4 <![endif]–><!–[if gte mso 9]> <![endif]–> La comparaison (maintes fois reprise) à Mika ou à Prince, parait bateau et un peu facile. C’est vrai qu’en le voyant cela saute aux yeux, des cheveux frisés, noir de jais, un modèle réduit (tout comme Prince qui ne mesurait qu’1m60), un univers coloré tout comme ses vêtements soutenus d’un petit nœu
d pap’ mais en l’écoutant aussi (cela saute aux oreilles), sa voix de tête fait aisément penser aux deux icônes.On peut donc être un peu sceptique en pensant à une redite mais Sliimy surfe sur la vague pop en France et la fait durer, on se réjouit de continuer à entendre des mélodies énergiques, dynamiques, aériennes, qui nous réveillent en douceur et en légèreté.
Vous pouvez aller écouter ses morceaux sur son myspace : http://www.myspace.com/sliimysing ou sur Youtube où quelques vidéos de reprises enregistrées dans son studio à St Etienne y sont dispo!
Régalez vous pour votre petit déjeuner par exemple des sons inédits de la guitare acoustique, électrique, du piano, qui font de la musique de Sliimy, le beurre entre la tranche de pain et la confiture de fraise.
| Publié par Emmie
| 4 Mars 2009 11:59
The View, sous tous les angles
2 février 2009 par Emmie
Classé dans Découvertes, Musique

Vous prenez un peu de Libertines, une touche de Kooks, une pincée d’Artic Monkeys, un brin d’Oasis, vous saupoudrez de punk, vous mélangez bien et vous obtenez…The View ; un petit groupe de rock écossais qui prend de l’ampleur.
Révélé en partie (en France) par les Transmusicales de Rennes, le site du New Musical Express a annoncé la sortie imminente (2 février en Angleterre) du deuxième album de The View.
On se souvient du carton sur les ondes de «Wasted Little Dj’s», de «Superstar Tradesman», du riff des guitares écorchées et de la voix éraillée du chanteur relativement remarquable parmi la vague de groupes rock anglais qui émergent depuis le début des années 2000.

Un bon démarrage pour les écossais, leur premier album, Hats off to the Buskers, produit par Owen Morris, producteur de The Verve et Oasis, un passage par un certain Pete Doherty qui lors d’une tournée est tombé sur les petits (19/20 ans de moyenne d’âge) de The View et leur a fait passer la cinquième en parcourant un bout de chemin avec lui pour la tournée des Babyshambles.
Ils poursuivent leur route en transposant avec sincérité une facette de l’esprit de la jeunesse anglaise. Sur scène, dynamiques, énergiques, dansants, souriants, ils rappellent la « Kook’s attitude », Kyle Falconer (chant/guitare) faisant largement penser à Luke Pritchard (des Kooks donc). Ils n’arrivent pas tout à fait à la cheville de leurs aînés mais s’inscrivent tout de même dans l’une des meilleures révélations de 2007 et se retrouvent numéro 1 des charts du Royaume-Uni.
Arrivés en 2009, ils nous servent un son aux allures du précédent album, avec une tendance plus Libertines tout de même, notamment avec « Shock Horror » où l’on ne passe pas à côté de la référence à Pete Doherty.
Ne passons pas à côté non plus de la date de la sortie de l’album (intitulé Which Bitch) en France, et d’ici là on peut d’ores et déjà régaler nos oreilles sur le Myspace, ou sur le site Youtube avec une vidéo NME.
A vos clics et ne loupez rien de The View !
| Publié par Emmie
| 02 février 2009 10:52
Des Louis d’or
29 janvier 2009 par Marine Bienvenot
Classé dans Concerts, Découvertes, Musique
Rien de plus frustrant quand on a eu un coup de cœur pour un groupe (comme ce fut le cas pour nous avec Louis de Lights), que de ne pas savoir ce qu’ils valent sur scène. Parce que oui, Mesdames et Messieurs, oui, j’ose l’affirmer, un groupe ne peut passer du coup de cœur au coup de foudre qu’après avoir fait ses preuves sur scène. Il n’en reste pas moins que deux des membres du groupe, Adrien le batteur fou et Julien le bassiste volant, ont accepté de répondre à quelques questions que nous étions en droit de nous poser après ce set … fou !

Avant toute chose, pourquoi ce nom, Louis de Lights et comment vous-êtes vous rencontrés tous les quatre : « Jeremy, Mark et moi-même (Adrien) faisions déjà parti d’un groupe, Dead End Street et c’est notre rencontre avec le quatrième larron, Julien, qui nous a poussé à repartir de zéro et à changer notre nom en Louis de Lights. C’est en surfant sur Meetic que j’ai vu quelqu’un avec Louis de Lights comme pseudo et j’ai trouvé que ça ferait un bon nom de groupe! »
On vous a déjà dit tout le bien que l’on pensait de ce groupe à consonance anglo-saxonne et des tubes qu’il nous fournit (tiercé dans le désordre Opus 41, Get Out Of Your Car, He’s Coming…), et puis bien vite une inquiétude pointe le bout de son nez : et si le pourquoi de l’absence du moindre EP des quatre garçons (dans le vent) à se mettre sous la dent, était tout simplement dû au fait qu’ils ne démontraient rien sur scène ? C’est donc les mains tremblantes et avec un peu de retard (mais heureusement eux aussi) que nous passons sous la porte du Nouveau Casino pour découvrir nos Louis en concert.
Au fait, comment vous situez-vous sur la scène parisienne ? Etes-vous « parrainés » par d’autres groupes ? « Pour le moment nous ne somme pas du tout médiatisés ou très peu, quoiqu’on commence à se faire connaître et à avoir une fanbase solide acquise à force de travail et d’un bon bouche à oreille! Pour ce qui est du parrainage, non on ne fait partie d’aucune « bande » mais on lance un appel! »

Bon les voilà qui entre sur scène et déjà je me sens plus légère : sympathie, humanité, dialogue avec le public… les Louis de Lights s’avèrent être humbles et surtout doués … incroyablement doués! Mark Pilcher, (alias Etienne c’est son nom de scène pour ce soir) guitariste et chanteur, n’hésite pas à nous faire part d’anecdotes savoureuses pour introduire chacun des morceaux, nous dégoûtant au passage de son absence totale d’accent français dans son anglais (en même temps il vient de Cardiff hein!).
D’ailleurs, le chant en anglais est-il une manière pour vous de songer à vous exporter ? : « Non , non on y a même pas encore pensé pour l’instant ! Mark est half english, il écrit en anglais, c’est sa langue d’écriture la plus naturelle. »
Viennent ensuite Julien Rieutort, bassiste dansant aux chorégraphies bien élaborées, et Jeremy Levy, guitariste peut-être un brin plus réservé que les autres mais extrêmement concentré, même quand souci technique il y a. A l’arrière plan, peut-être le musicien le plus possédé que j’ai vu de ma vie, Adrien Dusart, qui tape sur des bambous et ça lui fait du bien! Trève de plaisanterie, Adrien aime son instrument et ça se voit (et s’entend) … et c’est numéro 1! (Ca y est mon hommage à Philippe Lavil est terminé, vous pouvez souffler).
En parlant de son, quelles sont vos influences musicales ? Les groupes ou artistes qui vous inspire ? : « En vrac, Super Furry Animals, Noel Gallagher, Kings Of Leon, Hot Hot Heat, Bloc Party … ». Pour ma part, je me permets de rajouter The Wombats pour l’énergie (vu en autocollant sur la guitare de Mark) et Vampire Weekend pour le sens de la mélodie.

Bref, les morceaux s’enchainent et on est plus qu’heureux de remarquer que ceux-ci, terriblement dansant à l’écoute, le sont aussi sur scène, réarrangés et rallongés avec talent pour l’occasion.
1. He’s Coming : parfait pour mettre en chauffe toute une salle déjà acquise à leur cause
2. Go On Score : magnifique
3. Cochen Wiver : et sa mélodie entrainante
4. Wrong Guy : imparable
5. Opus 41 : une chanson dantesque qui j’en suis sûre à de l’avenir
6. Tatata : une refrain entêtant
7. Wager : et son intro à damner
8. Alsatian : que l’on oubliera pas de si tôt
9. Get Out Of Your Car : le final qui s’impose, chanson parfaite pour quitter son public en apothéose
Dis-moi … neuf chansons ça fait presque un album ça Adrien ? : « Pour l’instant on préfère sortir des deux titres en autoprod, mais on espère bien sûr sortir un album un jour … quand on aura un label ! »
Autre chose, ces quatre garçons ont un jeu de scène, un vrai, qui nous permettent de faire de belles photos, merci à eux d’avoir accepté qu’elles figurent ici et plus largement d’avoir répondu à nos petites questions de groupies. En espérant que cet article vous aura donné envie de découvrir leur musique et de voir éclater tout leur talent sur scène.

| Publié par Marine
| 29 Janvier 2008 22:00
Hey Hey My My, rock and roll will never die
24 janvier 2009 par Aurélie Barriat
Classé dans Découvertes, Musique
Pochette du premier album
Une guitare folk, une voix atypique, parfois entraînant, parfois mélancolique, un champ embrumé à la tombée de la nuit et un âne. c’est l’univers envoûtant de Hey Hey My My, créé par deux Julien G. (L’un né Gaulier, l’autre Garnier).
Hey Hey My My, déjà surnommé HHMM par leur public, c’est deux personnages pour un album éponyme entre rock et pop-folk, mais aussi quatre artistes sur scène. Ils font partie de cette génération de groupes français qui chantent en anglais et qui renouvellent le genre tel que The Do, Cocoon, AaRON, Moriarty, etc.
Mais stop ! N’allons pas trop vite… Petit retour en arrière pour mieux vous les présenter… Fin des années 90, Monde, Europe, France, Aquitaine, Gironde, Bordeaux… véritable nid de rockeurs en herbe. Vous situez ? Bien. Dans la sphère étudiante Bordelaise se rencontre nos deux compères, alors en école de commerce. L’un éprouvant une attirance (jalousive ?) pour la guitare Ibanez (et l’ampli Marshall ?) de l’autre, ils commencent à faire de la musique ensemble. Rock d’abord, sous le nom de The Migraine Institute, courant les soirées étudiantes pour se produire devant un public pas toujours très attentif.

Julien Garnier au festival FNAC Indétendances 2007
Puis, il est temps de rentrer chez eux, à Paris. Ils créent alors British Hawai, un groupe de punk rock qui commence à se faire connaître, notamment en décrochant une place sur la compilation CQFD des Inrocks en 2003. Mais alors que veulent-ils à la fin ? Ils se cherche voilà tout. A ce moment-là, ils accumulent des titres pop rock qu’ils ont écrit depuis le temps de leur rencontre… En 2005, il est temps pour eux de les sortir des tiroirs. Lors d’une soirée où ils se produisent, c’est le déclic : Hey Hey My My et né, en référence à une célèbre chanson du chanteur Neil young, une de leurs influences musicales aux côtés des Beatles et The Pixies. Il signe avec le label Sober & Gentle (label de leurs collègues Cocoon) et sortent leur premier album.
Un premier album parfaitement maîtrisé qui nous balade entre airs mélancoliques (Merryland, Your Eyes When We Kiss, In The Lake) et titres entêtants (I Need Some Time, Easy, Want It More, A True Story), le genre de mélodie qui vous reste en tête pendant des heures. Mais un album qui fait sa place lentement, et c’est bien dommage !
Julien Gaulier à L'Autre Canal (Nancy) le 29 novembre 2007
En live, c’est encore mieux. Deux d’entre nous ont pu les voir sur scène en 2007 à L’Autre Canal (Nancy) et une au festival Fnac Indétendances 2007 ainsi qu’à Rock en Seine 2007. Pour commencer ils sont quatre, ce qui est une bonne chose, le groupe est ainsi plus dynamique et plus adapté au live. Et les deux recrues sont de très bons musiciens, ce qui ne gâche rien ! On apprécie le style un peu décalé de Jeff D., le bassiste, qui apporte la dimension rock au groupe et l’énergie de Michel Aubinais à la batterie. Nos deux Julien sont en symbiose parfaite et nous offre une spectacle de qualité.
2009 s’annonce pour eux de bonne augure. Après une tournée française bien remplie l’année dernière, un deuxième album, plus rock celui-ci, est en projet. Et il se pourrait bien que Hey Hey My My se fasse enfin entendre comme il se doit : le groupe est actuellement en studio pour enregistrer la bande originale d’un film de Xabi Molia (« S’éloigner du rivage », « L’invention du demi-tour », « Avec vautours »), qui devrait sortir cette année.
Une découverte, oui, mais même si elle est déjà ancienne pour nous, nous ne pouvions pas passé cette petite merveille sous silence sous prétexte que Mediacult n’existait pas encore. Sur ce, welcome to Merryland…
| Publié par Aurélie
| 24 Janvier 2009 11:01



















