Erró, héros et héraut du papier découpé

Artiste adepte du découpage et du collage, Erró est accueilli pour la première fois au Centre Pompidou. Grâce à une donation de l’artiste de 66 collages, l’exposition qui lui est consacrée à la galerie d’art graphique du Musée met en avant une facette peu connue de son travail, pourtant souvent à l’origine de son œuvre picturale.

Né en 1932 en Islande, Erró (de son vrai nom Gudmundur Gudmundsson) se forme à l’école des Beaux-arts de Reykjavik où il obtient son diplôme de professeur d’art en 1951, avant de rejoindre l’année suivante l’Académie des Beaux-arts d’Oslo, puis de Florence, ainsi qu’à l’Ecole de mosaïque de Ravenne, afin de compléter sa formation. Pendant cette époque, Erró voyage beaucoup, en Espagne, en Italie, en Allemagne, en France. Il s’installe définitivement à Paris à la fin des années 1950.

Introduit dans les milieux surréalistes parisiens par l’intermédiaire de Jean-Jacques Lebel, il reprend dès ses débuts une technique qu’eux et leurs prédécesseurs les dadas, apprécient particulièrement : le collage, capable, par la juxtaposition d’éléments disparates, de donner un sens nouveau à l’image, équivalent visuel des travaux des écrivains surréalistes (cadavres exquis…). Véritable glaneur d’images, il accumule une réserve de matériel – bandes dessinées, caricatures politiques, photographies de magazine, presse alternative, publicités, revues d’art, estampes, dictionnaires illustrés, catalogues… – qui lui permettent de créer des compositions tantôt politiques, ironiques ou humoristiques.

Erró commence ainsi une importante série de collages à partir de revues techniques et d’images de presse, qu’il nomme les « Mécacollages » ou « Mécamorphoses », notion introduite par l’artiste dans son manuel Mécanismo, diffusé lors de la Biennale de Venise de 1962 : en entremêlant des corps humains et des éléments mécaniques découpés dans la revue L’usine nouvelle, il pose un regard critique sur la société de consommation à la manière de dadaïstes Hannah Höch ou Raoul Hausman (Méca-Make-up).

Erró, "Passing by Miss Murphy", vers 1979-1980 © ADAGP, Paris 2010 (photo Philippe Migeat)

A partir de 1964, Erró prend un part active au sein du mouvement de la Figuration narrative, qui, dans le contexte international tendu des guerres du Vietnam et d’Algérie, invite à revenir à une nouvelle figuration. Le collage est alors un des moyens utilisé pour exercer un regard critique, mais aussi ironique sur la politique, la guerre, la société et l’art. A partir d’images de propagande venant de la Chine populaire, du Vietnam communiste, de Cuba ou de Thaïlande, qu’il mêle à des images d’intérieurs bourgeois et proprets, Erró détourne les figures révolutionnaires (Mao, Che Guevara), tout en ironisant sur l’American Way of Life (American Interiors). La guerre et la violence sont également au cœur de nombre de collages de l’artistes, qui met en scène les conflits, mais aussi les conquêtes, qu’elles soient territoriales ou spatiales (Série spatiale).

Erró introduit également dans ses collages des œuvres d’art, qu’il n’hésite pas à désacraliser. Les odalisques d’Ingres ou les femmes nues peintes par Fragonard côtoient ainsi les images de la culture populaire américaine. Mais ce sont surtout les héros de comics américains, de bandes dessinées espagnoles et de mangas japonais qui vont prendre de plus en plus de place dans l’œuvre d’Erró, jusqu’à aujourd’hui. Avec humour, il juxtapose différentes figures humaines, humanoïdes ou animales et crée un récit narratif, notamment dans ses « Scapes », grands collages organisés en paysages panoramiques, comme son Science-Fiction Scape, étude destinée à l’origine à un décor de la médiathèque de la Cité des Sciences et de l’Industrie de la Villette.

Les collages de l’artiste servent souvent de modèles à son œuvre picturale. D’abord transférés à main levée, ils sont ensuite projetés sur la toile à l’aide d’un projecteur à diapositives ou d’un épiscope, faisant de ces travaux des œuvres autonomes mais aussi des esquisses pour sa peinture.

Chocs visuels, mélange des temps et des espaces, les collages de papiers découpés permettent à Erró de créer un univers visuel unique marqué par son époque, et où l’ironie et la dérision cohabitent afin d’apporter un regard critique sur la société.

Erró, Sans titre, vers 2000 © ADAGP, Paris (photo Philippe Migeat)

« Erró, 50 ans de collage » – Du 15 février au 24 mai 2010

Centre Pompidou – Galerie d’art graphique (niveau 4)

Initials BB

« Initials BB ». Initiales mythiques et complexes. Lettres enchanteresses pour l’ancienne génération et effrayantes pour la nouvelle. Les uns ont en tête une certaine  Juliette Hardy dansant pieds nus sur une musique au rythme endiablé, véritable blasphème en 1957. Les autres gardent en mémoire une vieille femme abîmée, une ex-idole des jeunes, pestant sur les plateaux de télévision après les homosexuels, les musulmans, et hélas, tant d’autres choses encore. Il faut bien se résigner un jour ou l’autre. Accepter enfin. Se dire que la femme crée par Vadim n’est plus. Cette femme, beauté ingénue, n’existe dorénavant que sur papier glacé et vieilles bobines de films. Si l’envie vous prend de (re)découvrir l’artiste Brigitte Bardot allez donc faire un tour du côté de Boulogne-Billancourt. BB, l’icône, ouvre les portes de ses années « insouciance ».

Les Hommes préfèrent les blondes

« Ce qui comptait pour elle, ce n’était pas d’avoir du succès ou de devenir une grande actrice, mais que tout le monde soit toujours follement amoureux d’elle ». C’est ainsi que Roger Vadim définissait Brigitte Bardot. Frappants de vérité ces mots auraient pu aussi bien définir une autre icône du XXe siècle. Une autre femme en mal d’amour. Une autre blonde sur laquelle tous les hommes et toute une société fantasmaient. Ils avaient Marilyn, nous avions Bardot. Deux tornades lancées dans le cinéma et dans leurs sociétés respectives. Destin similaire? Marilyn est partie, un jour d’été 62 et Bardot s’est éloignée des projecteurs en 1973.

Le mythe Bardot se ravive l’espace d’un instant, le temps d’une expo-hommage où Henri Jean Servat dévoile la vie du sex-symbole. Vie privée et vie publique du mythe se côtoient et s’alimentent sur plus de 900 m². Les premiers pas de mannequin succèdent aux premiers pas de danseuse classique. Brigitte Bardot délaisse les ballerines pour l’amour de la caméra et celui de Vadim. Nous sommes en 1957 et Dieu créa la femme. Tendre et cruelle, Brigitte Bardot bouleverse le champ cinématographique avec un jeu bien à elle. « Moi, je joue » s’amusera t-elle a chanté quelques années plus tard. Oui, elle joue, fait des hommes son jouet préféré, collectionne les moues charismatiques, les répliques légendaires, les déhanchés frénétiques, les metteurs en scène et acteurs de renoms. Car évoquer la Bardot c’est aussi invoquer la fine fleur du cinéma français d’antan. L’exposition se plait à rafraichir les mémoires. Chez Bardot, on croise Delon, Trintignant, Gabin puis Malle, Verneuil, Godard… A travers objets personnels et costumes, le mythe Bardot se met à nu et rappelle avec malice qu’elle n’était pas la ravissante petite idiote qu’elle incarnait sur grand écran sous les yeux contemplatifs des hommes.

Et Dieu créa la femme de Roger Vadim (1957)

Le Mépris à la Bardot

En 1963, Jean Luc Godard la choisit pour incarner Camille. Une femme d’instinct qui vit de sentiments pleins et simples. Une femme prête à bafouer les codes et la morale d’une société sclérosée. La Bardot du Mépris demeure à jamais cette femme nue dans la pénombre d’une chambre à la réplique mythique (« Tu les aimes mes fesses? »). Film visionnaire, Le Mépris décelait les méandres d’un cinéma nommé désir où la femme était l’objet de tous les désirs. Brigitte Bardot était cette femme. Cette fille libre au soleil qui posait sur les plages de Saint-Tropez, arrivait en pantalon et décoiffée à l’Élysée, collectionnait les conquêtes et voyait sa vie privée étalée à chaque instant. Icône de la révolution sexuelle et de la libération de la femme avant l’heure, Brigitte Bardot était venue nous annoncer l’avènement de Mai 68. Un Ève sans le péché originel venue exploser, par surprise, la morale d’une société française bien-pensante, celle des trente glorieuses. Plus qu’un phénomène de salle obscure. Elle était phénomène de société.

Le Mépris de Jean Luc Godard (1963)

L’exposition rend hommage à ce phénomène. Elle salue l’artiste qui un beau jour, à l’aube de ses 39 ans, après 21 ans de carrière, 48 films et 80 chansons, a eu le courage de tourner le dos au Septième Art pour se consacrer à la cause animale. En cette année 1973, Bardot comme Camille, l’héroïne du Mépris, prend la fuite et refuse son statut de femme objet. BB est allée jusqu’au bout de son personnage à la liberté totale et effrénée. Elle décida seule de son propre sort. La suite chacun la connait. La magie s’arrête là, et c’est ici que commence le véritable scandale celui des opinions de Brigitte Bardot et non des courbes envoûtantes de la Bardot. Il n’empêche que le mythe demeure intact, qu’il reste dans les mémoires des années insouciantes de la France des yéyés cette femme, symbole même de toute la complexité du sexe féminin. Délicieuse ingénue impudique à l’authenticité dévastatrice, Bardot, malgré ses incartades actuelles, ne cessera jamais de fasciner notre passé, de captiver nos regards et de satisfaire nos désirs. Peut être parce que, à sa manière, elle fait partie de ces femmes qui ont révolutionné le « deuxième sexe ». Et en cela, on la remercie.

Exposition Brigitte Bardot les années « insouciance » du 29 septembre 2009 au 31 janvier 2010 (Espace Landowski, Boulogne-Billancourt)

Les couleurs Quarez sur les murs de Forney

20 octobre 2009 par Eliz  
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Quarez Affiches, Bibliothèque Forney,22 septembre 2009 au 2 janvier 2010

Quarez Affiches, Bibliothèque Forney,22 septembre 2009 au 2 janvier 2010

Son nom ne vous dit peut être rien… Et pourtant ! Dans un monde saturé d’images, les affiches de Quarez ne passent pas inaperçues… Aujourd’hui, il présente son travail à la bibliothèque Forney.

A l’entrée, les murs sont placardés d’affiches. Sacrilège !!! La bibliothèque Forney n’est-elle pas un lieu patrimonial, historique et tout ce qui s’en suit ? … Et puis, zut ! Les murs s’en accommoderont ! Les affiches ne sont –elles pas faites pour être posées sur des murs, alors pourquoi pas ceux de Forney ?

78 affiches sont présentées à nu dans un dispositif minimal : lumière froide, murs neutres, permettant la mise en valeur de l’objet exposé. L’artiste a créé les affiches du festival « Paris quartier d’été ». Cependant, la collaboration avec la ville de Bobigny reste emblématique. Deux salles sont donc consacrées aux « cartes Blanches », que Bobigny a proposé à l’artiste.

Son style est très caractéristique. L’utilisation de couleurs saturées et fluorescentes posées en aplat lui permet de créer des affiches dynamiques. La simplicité des formes dessinées et la vigueur du geste de l’artiste fait la force de son Œuvre.

Michel Quarez ne s’arrête pas à la bibliothèque Forney. Il investit l’espace urbain, en proposant un parcours partant de Bobigny : un petit homme sur fond vert coure le long des berges du canal de l’Ourcq, du Bassin de la Villette, du canal Saint-Martin pour arriver au port de l’Arsenal, à deux pas de la bibliothèque Forney. Ce trajet de la banlieue à Paris est un symbole fort et crée un lien éphémère entre les différents quartiers…

« Michel Quarez affiches »

Du 22 Septembre 2009 au Samedi 2 Janvier 2010

Bibliothèque Forney

« Gainsbourg, vie héroïque »

« Gainsbourg, vie héroïque »

© Eloïse, 2010

« Paisible Paris »

« Paisible Paris », 2008
© Anne-Cé

« The lost tiger »

25 août 2009 par Aurélie Barriat  
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« The lost tiger », London, September 2009
© Kambiz

Un surréaliste dans un univers XIXe siècle… Max Ernst- Les collages originaux

20 août 2009 par Eliz  
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Un surréaliste dans un musée consacré au 19ème… Plutôt curieux, non ? Oui mais, si le surréaliste en question s’inspire du 19ème siècle, alors tout s’explique ! Max Ernst s’est, en effet, approprié des romans populaires français du 19ème siècle, illustrés de gravures sur bois, pour créer son troisième roman-collage.

Nous voilà rassurés sur le comment du pourquoi de la présence de Max Ernst au musée d’Orsay ! Nous pouvons donc commencer notre petite balade dans l’univers absurde de l’artiste…

Les collages sont divisés en cinq cahiers, (les trois derniers jours étant rassemblés dans un même petit livret), de couleurs différents : violet, vert, rouge, bleu et jaune ; couleurs reprises dans le parcours de l’exposition. Chaque jour de la semaine est illustré d’un exemple, qui correspond au thème des collages, puis d’un élément, sorte de symbole commun aux images qui se suivent. Le fil conducteur des cahiers, c’est la dramaturgie. Le pouvoir, la violence, les meurtres, les catastrophes relient les jours entre eux, ce qui n’est pas sans contradiction avec le titre donné à l’ensemble de l’ouvrage « Une semaine de bonté ». Entre ces derniers thèmes, se mêlent l’univers des contes, des légendes, des rêveries, des allégories mythologiques et également des allusions à la Genèse.

Max Ernst, en détournant les gravures sur bois du 19ème siècle, a souhaité dénoncer la société dans laquelle il vit, et les événements politiques de l’époque. Rappelons que la situation politique européenne des années 1930, est marquée par la montée des dictatures. Cependant, le spectateur d’aujourd’hui, libre de tout texte et seul face aux images, est invité à vagabonder dans ces collages et à essayer de capturer un sens… Je dis bien essayer !! Mais au-delà de vouloir déterminer le sens caché de toutes les images, nous pouvons juste admirer la dextérité de l’artiste. Car oui, les collages sont d’une perfection à couper le souffle de chacun d’entre nous ! Hé oui, on a tous essayé le collage étant enfant, mais là il faut l’avouer nous devons nous incliner…

Max Ernst « Les collages originaux ».  Musée d’Orsay, jusqu’au 13 septembre 2009.

« Paris plage »

20 août 2009 par Aurélie Barriat  
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« Paris Plage », 25 juillet 2009

Voir l’Italie et mourir…Derniers jours!

17 juillet 2009 par Eliz  
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« Voir l’Italie et mourir, Photographie et peinture dans l’Italie du XIXe siècle » Jusqu’au 19 juillet au Musée d’Orsay

Voir l'Italie et mourir, derniers jours

Passage obligé des artistes depuis la Renaissance, l’Italie est considérée comme un musée à ciel ouvert. Au XIXe siècle, le regard des artistes sur l’Italie change, elle n’est plus le lieu de paysages idylliques, où tout est calme et volupté, mais la péninsule devient, sous l’œil de la photographie naissante, plus sauvage, plus brute.

Pompeo Molins, Rome, la Vasque de la Villa Médicis, vers 1860, épreuve sur papier albuminé. Guilford, collection Bruce Lundberg. © Robert J. Hennessey
Pompeo Molins, Rome, la Vasque de la Villa Médicis, vers 1860, épreuve sur papier albuminé. Guilford, collection Bruce Lundberg. © Robert J. Hennessey

L’exposition se divise en huit thèmes retraçant « l’évolution de la conception artistique du paysage, de l’architecture, de l’art et de la population de l’Italie en faisant dialoguer peinture et photographie». La naissance de la photographie permet, en effet, aux créateurs de s’exprimer autrement que par le biais des Beaux Arts traditionnels. Grâce à elle, de nouveaux projets éditoriaux sont facilités, l’école romaine de photographie voit le jour, des ateliers de photographies, destinées aux touristes, ouvrent leurs portes.

Exploitée en tant que souvenir, médium artistique, la photographie est également utilisée comme image-témoin. Par exemple, la reconquête de l’unité italienne, appelée le Risorgimento (Renaissance), a été couvert notamment par les photographes Stefano Lecchi, mais aussi par le célèbre photographe français, Gustave Le Gray. Quant à l’éruption du Vésuve, elle a été photographiée à différentes heures de la journée par Giorgio Sommer. Puis, la photographie devient incontournable dans les campagnes de fouilles. Ainsi des campagnes de prises de vues ont été organisées à Rome, en Campanie mais aussi à Pompéi.

Giorgio Sommer, Éruption du Vésuve, 26 avril 1872, épreuve sur papier albuminé. Kalamata, Grèce, collection particulière. Cliché musée d'Orsay © Patrice Schmidt
Giorgio Sommer, Éruption du Vésuve, 26 avril 1872, épreuve sur papier albuminé. Kalamata, Grèce, collection particulière. Cliché musée du musée d’Orsay

Tout est source de représentation, le paysage, les monuments, l’art mais également le peuple italien. Deux salles sont consacrées aux portraits, seuls ou en groupes. Les artistes sont essentiellement attirés par les habitants du Sud de la péninsule, la vie paraissant, à leurs yeux, plus archaïque et plus pittoresque. Les photographes nous proposent une vision stéréotypée de l’Italie peuplée de lazzaroni et de pifferari. Inspirés par les Beaux Arts, ces portraits nous rappellent l’attrait des peintres et des sculpteurs pour cette nouvelle technique, celle-ci remplaçant les études sur le vif.

Le musée d’Orsay nous propose de pousser plus loin la confrontation entre peinture et photographie, en concluant l’exposition par la présentation du pictorialisme, mouvement artistique qui entend « promouvoir la photographie comme forme d’expression artistique faisant égal avec la peinture ». Par la technique de la gomme bichromatée (procédé de fabrication de papier photographique par le mélange d’une résine à un pigment), les artistes représentent une Italie aux contours flous, rivalisant ainsi avec les peintures symbolistes.

Carlo Baldassare Simelli, Rome Pifferari , vers 1858, épreuve sur papier albuminé, 19,4 x 25, 6 cm, Kalamata, Grèce, collection particulière
Carlo Baldassare Simelli, Rome Pifferari , vers 1858, épreuve sur papier albuminé, 19,4 x 25, 6 cm, Kalamata, Grèce, collection particulière

Sur une idée de Guy Gogeval, président du musée d’Orsay et de Dr. Ulrich Pohlmann, conservateur en chef au Stadtmuseum de Munich, l’exposition réunie une riche collection de photographies (daguerréotypes, calotypes, épreuves sur papier albuminé, etc.) nous permettant de visualiser l’évolution de la technique photographique, au cours du XIXe siècle. La peinture ponctue l’exposition, mais reste peu présente. Elle est là en tant que support de comparaison. L’exposition nous montre, en prenant comme sujet-prétexte l’Italie, que le 19ème est le siècle de la photographie. L’exposition sera satisfaire autant les amateurs de photographies, de Beaux Arts, les curieux que les amoureux de l’Italie.

Henri Cartier Bresson, l’oeil du XXème siècle

9 juillet 2009 par A2line  
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« A vue d’oeil » Jusqu’au 30 août à la Maison Européenne de la Photographie

Gitans, Grenade, Espagne, 1933


Henri Cartier Bresson (1908-2004) surnommé HCB est une figure emblématique de la photographie française du XXè siècle. Photojournaliste et cofondateur de la prestigieuse agence photos Magnum avec Robert Capa, David Seymour, William Vandivert et George Rodger en 1947, il est l’inventeur du concept de « l’instant décisif ». « De tous les moyens d’expression, la photographie est le seul qui fixe un instant précis. Nous jouons avec des choses qui disparaissent, et, quand elles ont disparu, il est impossible de les faire revivre. »

Le mur, Berlin, ex-RFA, 1962

Jusqu’au 30 Août 2009, la Maison Européenne de la Photographie (MEP) propose une rétrospective de 32O oeuvres de l’artiste à l’occasion du centenaire de sa naissance. Photoreporter de rue exceptionnel, HCB a su balayer grâce à son objectif une grande partie du XXè siècle, livrant au spectateur un témoignage unique de l’histoire Européenne.

L’exposition nous emmène, entre autres, en France, en Allemagne, en Russie, en Grèce, en Angleterre, en Espagne et en Italie. Véritable périple que Cartier Bresson effectua entre 1930 et 1980.

Pont de l’Europe, Paris, 1932
Pont de l’Europe, Paris, 1932

Miroir d’une civilisation, d’une époque, l’Homme est au centre de son objectif. La photo Pont de l’Europe, Paris, 1932, est le reflet parfait des prouesses techniques du maître de « l’instant décisif » saisi au vol. HCB
arrivait à capter une expression, un geste, une action à un moment donné dans le temps. La photographie est pour lui « un couperet qui dans l’éternité saisit l’instant qui l’a ébloui ». Entre témoignage historique, jeu de lumière et humour, les photographies d’Henri Cartier Bresson demeurent et demeureront l’oeil du XXème siècle.

Henri Cartier-Bresson

Henri Cartier-Bresson

Pour s’y rendre :
5-7, rue de Fourcy – Paris 4ème
M° Saint-Paul et Pont-Marie
Du mer. au dim. de 11 h à 20 h

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