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	<title>Mediacult</title>
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	<description>De coups de coeur en coups de pub, l'actualité culturelle vue par Mediacult</description>
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<title>Mediacult</title>
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		<title>L&#8217;Histoire d&#8217;une fausse blonde</title>
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		<pubDate>Tue, 31 Aug 2010 15:43:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Eloïse Trouvat</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Dans l&#8217;imaginaire collectif, elle incarne la blonde suprême. Idole d&#8217;un jour, icône pour toujours, la belle qui voulait tant atteindre la perfection sur les plateaux de cinéma comme dans la vraie vie en a oublié de vivre tout simplement. Vivre pour elle. Pas pour les autres : les hommes, les réalisateurs et les studios. Starlette [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --><span style="font-family: Georgia,serif;"><span style="font-size: small;"><strong>Dans l&#8217;imaginaire collectif, elle incarne la blonde suprême. Idole d&#8217;un jour, icône pour toujours, la belle qui voulait tant atteindre la perfection sur les plateaux de cinéma comme dans la vraie vie en a oublié de vivre tout simplement. Vivre pour elle. Pas pour les autres : les hommes, les réalisateurs et les studios. Starlette adulée d&#8217;Hollywood, elle a réussi sa carrière de femme-actrice, femme-objet, femme-fantasme au détriment de sa véritable ambition : être heureuse. Elle c&#8217;est Norma Jeane Baker, plus connue sous le pulpeux nom de Marilyn Monroe. Les initiales sont chaleureuses et charmeuses, une vraie création des studios des années 50. On ne naît pas star, on le devient. Marilyn sera devenue star par l&#8217;habile construction de son image et de son mythe. Un destin américain qui méritait bien un chef-d&#8217;œuvre de la littérature contemporaine signé Joyce Carol Oates. Parue en 2000, l&#8217;œuvre est rééditée aujourd&#8217;hui chez Stock pour le plus grand bonheur des amateurs de la plume lucide de l&#8217;auteure et des amoureux d&#8217;une certaine Norma Jeane et non d&#8217;une Marilyn. Elle s&#8217;intitule <em>Blonde</em>.</strong></span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia,serif;"><span style="font-size: small;"><strong><a href="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/08/avedon_monroe.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4471" title="avedon_monroe" src="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/08/avedon_monroe.jpg" alt="" width="590" height="350" /></a></strong></span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia,serif;"><span style="font-size: small;">C&#8217;est un pavé de 992 pages. Ou plutôt un rêve qui débute en noir et blanc pour se terminer dans les couleurs violentes du Technicolor. Bon nombre de plumes se seront posées sur le mythe <strong>Monroe</strong> : des enquêtes sur sa mort survenue le 3 août 1962, des romans sur ses relations avec les <strong>Kennedy</strong> (<em>Une Nuit avec Marilyn</em> de <strong>Alina Reyes</strong>) ou son psychiatre <strong>Ralph Greenson</strong> (<em>Marilyn, dernières séances</em> de <strong>Michel Schneider</strong>). Le mythe aura cessé de perdurer sur le grand écran pour faire battre les cœurs en littérature.<br />
</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia,serif;"><span style="font-size: small;">Car il s&#8217;agit d&#8217;une œuvre de fiction. « Il faut donc lire <em>Blonde</em> comme un roman et non comme une biographie de <strong>Marilyn Monroe</strong> » précise <strong>Joyce Carol Oates</strong> d&#8217;entrée de jeu. Sa <em>Blonde</em><strong> </strong>n&#8217;est pas un document historique sur <strong>Marilyn Monroe</strong> mais une fiction sur <strong>Norma Jeane Baker</strong>. Cette jeune fille pour laquelle l&#8217;auteure a littéralement craqué. Un coup de foudre dû au hasard. C&#8217;est en découvrant une photo d&#8217;elle âgée de dix-sept  ans que l&#8217;écrivaine eut cette envie irrépressible de (dé)construire le mythe, entremêlant réussite et tragédie. À dix-sept ans Norma Jeane incarne le visage parfait de la petite américaine type, celle issue du prolétariat que rien ne prédestinait à devenir légende.  Grâce et à cause d&#8217;Hollywood la jeune fille va se métamorphoser en star de cinéma et va en devenir le produit le plus abouti<strong><em></em></strong>. Une métamorphose habitée par l&#8217;imagination transcendante de sa plume doublée d&#8217;une recherche consciencieuse des faits et de quelques bribes du journal intime où Norma Jeane écrivait des poèmes aux étranges allures d&#8217;appels au secours.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia,serif;"><span style="font-size: x-small;"><span style="font-size: small;">Récit dantesque au style haletant, on se cramponne à ces 992 pages comme à une vérité dissimulée par les studios. Tout est vraisembla</span></span></span><span style="font-family: Georgia,serif;"><span style="font-size: small;"><a href="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/08/Blonde.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-4466" src="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/08/Blonde.jpg" alt="" width="222" height="297" /></a></span></span><span style="font-family: Georgia,serif;"><span style="font-size: x-small;"><span style="font-size: small;">ble et pourtant tout est presque faux comme un décor hollywoodien. Même si le doute s&#8217;immisce à chaque page on finit par ne plus douter pour se laisser emporter par la fiction. On laisse alors sa chance à une histoire bien américaine : partir de rien pour arriver à tout. Telle est l&#8217;histoire incroyable de Norma Jeane Baker : </span><span style="font-size: small;">petite fille née de père inconnu et de mère malade mentale, envoyée à l&#8217;orphelinat multipliant familles d&#8217;accueil et relations houleuses avec sa mère, puis devenue une jeune fille travailleuse et épouse parfaite à dix-sept ans pour terminer, à force d&#8217;ambition et de volonté, en star la plus aimée de toute l&#8217;Amérique. Celle des magouilles des studios, des années 30 et de sa crise financière, de l&#8217;Amérique d&#8217;après-guerre et de ses classes modestes, tout ce qui anime l&#8217;écrivaine depuis le début de sa carrière résonnent encore dans ce livre. Norma Jeane aura tout vécu.</span></span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia,serif;"><span style="font-size: x-small;"><span style="font-size: small;">Chef-d&#8217;œuvre littéraire aux allures de chroniques féministes,<strong> </strong></span><strong><span style="font-size: small;"><em>Blonde</em></span></strong><span style="font-size: small;"> démonte le film d&#8217;une vie passée sous les lumières crues de la Cité des Anges. Pour la première fois, Marilyn retrouve son statut de femme et raye celui de femme-objet qui l&#8217;a tant amoché. Elle n&#8217;est plus fantasme mais ouvrière dans une usine pendant la guerre, femme au foyer, puis mannequin et actrice qui prend des cours d&#8217;art dramatique. Derrière les formes avantageuses de la belle se cachait une pensée torturée, tiraillée entre ce qu&#8217;elle désirait être et ce que les studios voulaient qu&#8217;elle soit. « <em>Marilyn n&#8217;a ni à comprendre, ni à penser. Il lui suffit d&#8217;être. Elle est sensationnelle, elle a du talent, et personne n&#8217;a envie d&#8217;entendre des conneries métaphysiques sortir de sa bouche </em>» répète un producteur véreux agacé par la volonté constante d&#8217;apprendre de Marilyn. La charmante petite idiote de l&#8217;écran passait en réalité ses nuits à lire <strong>Schopenhauer</strong>, à vouloir comprendre le monde et ses enjeux. Exploitée par les studios comme par les hommes, la Marilyn Monroe de <strong>Joyce Carol Oates</strong> est une héroïne seule contre tous que même l&#8217;amour ne  sauvera jamais. </span></span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia,serif;"><span style="font-size: x-small;"><span style="font-size: small;">« <em>On aurait dit qu&#8217;il y aurait que la caméra qui sache lui faire l&#8217;amour comme elle en avait besoin, et nous, nous étions des voyeurs hypnotisés</em> » lâche un amant époustouflé face à sa prestation dans </span><span style="font-size: small;"><em>Niagara</em></span><span style="font-size: small;">. Témoins ou acteurs de sa vie, ils l&#8217;ont laissé crever à petit feu dans son coin. À force d&#8217;être réduite à ce fantasme des « hommes préfèrent les blondes », les hommes de sa vie, salauds ou </span><span style="font-size: small;"><em>gentleman</em></span><span style="font-size: small;"> rencontrés en vrac dans le tourbillon hollywoodien, les<strong> Marlon Brando</strong>, <strong>Robert Mitchum</strong>, <strong>Cass Chaplin</strong>, etc. ou ce satané <strong>John Fitzgerald Kennedy</strong>, ont fini par la tuer. </span><span style="font-size: small;"></span></span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia,serif;"><span style="font-size: x-small;"><span style="font-size: small;"> </span><span style="font-size: small;"><strong>Joyce Carol Oates</strong> a tout inventé et mélangé, pourtant dans la tête du lecteur c&#8217;est la vérité qui éclate. Une vérité romancée certes, mais dans laquelle un soir d&#8217;août 1962, on aperçoit une silhouette aux courbes connues dont les mots sonnent juste : la Mort sonne à la porte de Norma Jeane et en voyant son nom sur cette livraison express, ce cadeau du ciel, elle ria et signa sans hésiter. Ce simple geste, c&#8217;était tout elle. Ce soir-là c&#8217;est la délivrance qui sonne à sa porte, celle qu&#8217;elle avait compris auprès des lectures de <strong>Schopenhauer</strong> : « Celui qui se donne la mort voudrait vivre. Il n&#8217;est mécontent que des conditions dans lesquelles la vie lui est échue ». Avec ce chef-d&#8217;œuvre absolu, <strong>Joyce Carol Oates</strong> libère une seconde fois Norma Jeane de Marilyn Monroe. </span></span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia,serif;"><span style="font-size: small;"><strong><em>Blonde </em>de Joyce Carol Oates, Stock (Collection La Cosmopolite)</strong></span></span></p>
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		<title>Sévère de Régis Jauffret : l&#8217;art de la fiction</title>
		<link>http://www.mediacult.fr/2010/08/18/severe-de-regis-jauffret-lart-de-la-fiction/</link>
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		<pubDate>Wed, 18 Aug 2010 09:57:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Eloïse Trouvat</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actus]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>

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		<description><![CDATA[En février 2005, une affaire de meurtre défraye la chronique. À Genève, le célèbre banquier Édouard Stern est retrouvé abattu d&#8217;une balle entre les deux yeux. Ce qui passionne alors les médias ce n&#8217;est pas le meurtre mais ses conditions : Stern a été assassiné par sa maîtresse, Cécile Brossard, au cours d’une séance sadomasochiste. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>En février 2005, une affaire de meurtre défraye la chronique. À Genève, le célèbre banquier Édouard Stern est retrouvé abattu d&#8217;une balle entre les deux yeux. Ce qui passionne alors les médias ce n&#8217;est pas le meurtre mais ses conditions : Stern a été assassiné par sa maîtresse, Cécile Brossard, au cours d’une séance sadomasochiste. Curieux de l&#8217;âme humaine et de ses pires instincts, Régis Jauffret, écrivain à part dans le paysage littéraire français, s&#8217;empare de ce fait-divers à la médiatisation extrême pour en faire un roman au sang-froid hypnotique. Exercice de style fascinant.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="font-family: Georgia,serif;"><span style="font-size: x-small;"><a href="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/08/Jauffret-PIC.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4463" title="Jauffret-PIC" src="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/08/Jauffret-PIC.jpg" alt="" width="590" height="350" /></a><br />
</span></span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">« Je l&#8217;ai rencontré un soir de printemps. Je suis devenue sa maitresse. Je lui ai offert la combinaison en latex qu&#8217;il portait le jour de sa mort. Je lui ai servi de secrétaire sexuelle. Il m&#8217;a fait cadeau d&#8217;un revolver. Je lui ai extorqué un million de dollars. Il me l&#8217;a repris. Je l&#8217;ai abattu d&#8217;une balle entre les deux yeux. » C&#8217;est dans un style concis et sans compassion que s&#8217;ouvre le nouveau roman de <strong>Régis Jauffret</strong>. La femme dont le « je » sonne comme celui d&#8217;un monstre se fait appeler Betty lors de sa cavale. En réalité, elle se nomme Cécile Brossard et ce n&#8217;est pas un monstre : simplement un humain, parmi tant d&#8217;autres, prêt à basculer d&#8217;un moment à un autre vers les gouffres de la noirceur humaine.</p>
<p><strong>Les Amants maléfiques</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Cette maîtresse-narratrice sur laquelle <strong>Régis Jauffret</strong> s&#8217;épanche sans compassion, ni haine, livre sa version des faits et prend un malin plaisir à brouiller la chronologie de ceux-ci pour dérouter l&#8217;opinion de son interlocuteur. Interrogatoire, cavale, meurtre, relations avec son amant tout y passe dans un phrasé profondément angoissant et sidérant. Détenteur de cette passion destructrice, de ses raisons et de ses failles, le lecteur ne peut s&#8217;empêcher d&#8217;éprouver la sensation d&#8217;être face à un procès. <strong>Régis Jauffret</strong> libère la parole de la meurtrière en même temps qu&#8217;il confie à son lecteur les clés du drame.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia,serif;"> </span><span style="font-family: Georgia,serif;"><span style="font-size: x-small;"><br />
</span></span><span style="font-family: Georgia,serif;"><span style="font-size: x-small;"> </span></span><span style="font-family: Georgia,serif;"><span style="font-size: x-small;"><em><a href="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/08/Sévère.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-4440" src="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/08/Sévère.jpg" alt="" width="170" height="250" /></a></em></span></span><span style="font-family: Georgia,serif;"><span style="font-size: x-small;"> </span></span>Sa plume éclaire alors une histoire incomprise par l&#8217;opinion qui s&#8217;est simplement contentée de reprendre les termes  très vendeurs de « crime » et « sadomasochiste ». <strong>Jauffret</strong>, lui, va plus loin. Explorateur des tréfonds de l&#8217;âme humaine, il s&#8217;engouffre dans cette tragédie ni pour l&#8217;excuser, ni pour la condamner mais simplement la traduire. L&#8217;imaginer pour mieux la confronter à notre conscience. L&#8217;histoire sidérante de cette maitresse qui est la seule à détenir le cours des événements se veut plus subjuguante que n&#8217;importe quel banal reportage télé. Les événements sont dans ces pages surprenants parce qu&#8217;explorés à chaque mot, chaque idée. Le richissime et pervers banquier devient soudainement sous l&#8217;éclairage des mots employés par cette femme : un prédateur fou dissimulant une réelle faiblesse enfantine. Celui dont le pouvoir insubmersible faisait la une des médias apparaît dans les bras de sa maîtresse comme un empereur fou désireux d&#8217;être à la fois son bourreau et sa victime. Les amants maléfiques s&#8217;échangent les rôles au fil de leurs retrouvailles perverses et calculées, elle est sa secrétaire sexuelle, il est son jouet. Animé par un furieux besoin de destruction, ces deux-là semblent parfois habités par le sentiment amoureux, comme lors de cette courte escapade new-yorkaise où elle confie qu&#8217;il leur a alors « inventé le bonheur ».</p>
<p>Mais celle qui admet « avoir toujours eu l&#8217;air fausse » est allée plus loin sur la voie obscure de la destruction : elle est allée jusqu&#8217;au meurtre. Dans ce meurtre elle dit avoir mis de l&#8217;amour. « Son meurtre a été la conséquence d&#8217;un amour trop excessif » confie t-elle à un lecteur, qui peut-être ne l&#8217;aurait jamais entendu de la sorte dans la réalité. « J&#8217;ai peut-être préféré le tuer pendant l&#8217;amour pour lui épargner d&#8217;être assassiné dans la haine au fond d&#8217;une cave ou sur un terrain vague » telle est l&#8217;ultime défense de la meurtrière sous la plume consciencieuse de <strong>Jauffret</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L&#8217;art du roman</strong></p>
<p>Alors que <strong>Régis Jauffret</strong> couvre le procès de Cécile Brossard pour <em>Le Nouvel Observateur</em>, une idée germe dans sa tête d&#8217;écrivain : il tient le sujet parfait pour un roman. Dans un préambule au sang-froid fascinant et à l&#8217;écriture franche, <strong>Jauffret</strong> apporte un éclairage sur la fiction qu&#8217;il juge grandement utile à l&#8217;ère du « tout polémique ». Le fait divers a souvent servi de matière au récit et non au roman (pour ne citer qu&#8217;eux, rappelez-vous du glaçant <em>L&#8217;Adversaire</em> d&#8217;<strong>Emmanuel Carrière</strong> ou du magistral <em>de Sang-Froid</em> de <strong>Truman Capote</strong>). <strong>Jauffret</strong> préfère au récit l&#8217;exercice du style et l&#8217;exploration de l&#8217;âme que permet le roman. Fabuleux mensonge où l&#8217;auteur est amené à mentir aussi bien qu&#8217;un meurtrier, le roman se traduit chez <strong>Jauffret</strong> par un hymne à la littérature, celle qu&#8217;il aime passionnément. Il suffit de l&#8217;écouter en faire, de manière ambiguë, les louanges pour saisir la portée de son art : « La littérature est voyou. Elle avance, elle détruit. C&#8217;est son honneur, sa manière d&#8217;être honnête, de ne laisser derrière elle pierre sur pierre d&#8217;une histoire dont elle s&#8217;est servie pour bâtir un tout petit objet plein de pages, une histoire à lire dans son lit, ou debout sur un rocher face à l&#8217;océan comme un <strong>Chateaubriand</strong> égaré dans une image d&#8217;Épinal ». Par l&#8217;aveu sans fioritures et d&#8217;emblée de son mensonge, <strong>Jauffret</strong> se dédouane habilement des accusations qu&#8217;auraient pu engendrer son ouvrage inspiré de l&#8217;affaire Stern. Une vraie création littéraire donc, dont la lecture est profondément troublante.</p>
<p><strong><em>Sévère</em> de Régis Jauffret (Le Seuil)</strong></p>
<p>﻿</p>
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		<title>Comment interpréter Inception ?</title>
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		<pubDate>Mon, 16 Aug 2010 09:22:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier Simard-Casanova</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>

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Une fois n&#8217;est pas coutume, Mediacult vous propose non pas une critique d&#8217;un film, mais bien un article de pure réflexion cinématographique. Le film ? Inception, de Christopher Nolan, comme mentionné dans le titre. À ce stade, ayez bien en tête que des éléments essentiels de l&#8217;intrigue seront dévoilés dans la suite de l&#8217;article, auquel [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/08/dicaprio.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4456" title="dicaprio" src="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/08/dicaprio.jpg" alt="" width="590" height="350" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Une fois n&#8217;est pas coutume, Mediacult vous propose non pas une critique d&#8217;un film, mais bien un article de pure réflexion cinématographique. Le film ? <em>Inception</em>, de <strong>Christopher Nolan</strong>, comme mentionné dans le titre. À ce stade, ayez bien en tête que des éléments essentiels de l&#8217;intrigue seront dévoilés dans la suite de l&#8217;article, auquel cas vous devriez arrêter votre lecture maintenant si vous n&#8217;avez pas vu le film et souhaitez conserver la primeur exceptionnelle de sa découverte.</p>
<p style="text-align: justify;">Bien, ceci précisé, nous pouvons, avec ceux qui sont restés à bord du train, nous mettre à table.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/08/inception-toupie-christopher-nolan1.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-4457" title="inception-toupie-christopher-nolan" src="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/08/inception-toupie-christopher-nolan1-300x275.jpg" alt="" width="132" height="122" /></a>Qui aura vu ce film se sera bien évidemment demandé&#8230; que penser de cette fin que d&#8217;aucun (dont certains sont à Mediacult) jugent absolument parfaite ? On ne sait certes pas si cette toupie va cesser de tourner, mais&#8230; admettons qu&#8217;elle continue. Ça ne serait d&#8217;ailleurs pas choquant : tout au long du film on nous <em>suggère</em> qu&#8217;elle cesse de tourner (avec des moues de <strong>DiCaprio</strong> par exemple), mais jamais on nous le montre. À dessein ? Telle est la question&#8230; Admettons néanmoins que cette toupie, au moins pour la scène de fin, ne cesse réellement de tourner. Comment, alors, peut-on interpréter cette rotation sans fin ?</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;interprétation la plus évidente serait que le personnage de <strong>Marion Cotillard</strong> a raison : elle et le personnage de <strong>DiCaprio</strong> seraient encore prisonniers d&#8217;un rêve imbriqué. Elle aurait, dans ce cas, eu raison de se jeter sous un train, et, en toute logique, le personnage de <strong>DiCaprio</strong> retrouverait le « monde réel » lui aussi, au moment de sa mort (naturelle, par exemple).<br />
Néanmoins, si <em>Inception</em> a bien « appris » quelque chose à son spectateur, c&#8217;est de ne surtout pas tirer de conclusions en se cantonnant uniquement à son univers sensible. Il n&#8217;est pas question de discuter du réalisme de cette proposition, mais c&#8217;est toutefois sous cet angle particulier qu&#8217;il est possible d&#8217;interpréter la fin du film.</p>
<p style="text-align: justify;">Car, en première intuition, il ne serait pas incohérent de considérer que le message de cette toupie qui ne cesse de tourner puisse être<a href="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/08/dicaprio-cobb-cotillard.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-4459" title="Inception" src="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/08/dicaprio-cobb-cotillard-300x200.jpg" alt="" width="258" height="172" /></a> le suivant : tout ceci n&#8217;est qu&#8217;un film, et peu importe si cette toupie cesse ou non de tourner : le drame qui s&#8217;y joue ne serait finalement qu&#8217;une parenthèse dans notre univers réel, celui dans lequel, nous tous, nous évoluons chaque jour, au gré de nos vies, un peu comme l&#8217;est un rêve pour les extracteurs d&#8217;<em>Inception</em>. Car qu&#8217;ont finalement de si différent un film et un rêve ? Ils sont tous deux insaisissables, n&#8217;existent que dans une réalité « alternative », obéissant et se conformant à un espace-temps qui n&#8217;est pas le nôtre.</p>
<p style="text-align: justify;">Plus prosaïquement, si on considère que le personnage de <strong>Marion Cotillard</strong> se serait échappé vers un « étage supérieur » en se jetant sous un train, une question purement technique se pose : pourquoi le film n&#8217;aborde-t-il jamais cet « étage supérieur » ? Laisser de côté un élément aussi crucial de la narration serait d&#8217;une médiocrité absolue, rendant ainsi le film « facile » car s&#8217;achevant sur un abominable (et vulgaire) <em>deus ex machina</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_4460" class="wp-caption alignleft" style="width: 193px"><a href="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/08/Jon-Nolan-and-Chris-Nolan.jpg"><img class="size-medium wp-image-4460" title="Jon Nolan and Chris Nolan" src="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/08/Jon-Nolan-and-Chris-Nolan-300x296.jpg" alt="" width="183" height="180" /></a><p class="wp-caption-text">Jonathan et Christopher Nolan</p></div>
<p>Avez-vous ressenti un sentiment de médiocrité prétentieuse en savourant <em>Inception</em> ? Peut-être, mais moi non, sûrement pas. Alors soit les scénaristes sont médiocres, et parviennent à se camoufler avec une remarquable efficacité derrière un écran de supposé talent, ou alors ils sont parfaitement conscients de ce qu&#8217;ils font, et n&#8217;ont pas abordé la question de cet « étage supérieur » à dessein. De ces deux hypothèses, laquelle vous semble la plus probable ?</p>
<p style="text-align: justify;">Une toupie qui continue de tourner pour signifier au spectateur qu&#8217;il était dans un film et non dans le monde réel ; une interprétation qui révolution ne les schémas de pensée, et oblige à penser en termes de système, plutôt qu&#8217;en se limitant à ses propres perceptions d&#8217;éléments inséré dans ce système ; finalement, dépasser nos perceptions pour (considérablement) mieux comprendre l&#8217;objet filmique (ou l&#8217;objet tout court).</p>
<p style="text-align: justify;">Bien sûr, des précautions d&#8217;usage sont à prendre : il n&#8217;est pas question de prétendre à l&#8217;exactitude absolue, et l&#8217;objectif de cette analyse est avant tout de lancer un débat. Alors surtout n&#8217;hésitez pas : les commentaires sont là pour que vous puissiez justement prendre la parole !</p>
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		<title>Morphing Nicolas Cage</title>
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		<pubDate>Thu, 12 Aug 2010 12:48:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marine Bienvenot</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Morphing]]></category>

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		<description><![CDATA[
Nicolas Cage &#8230; (soupir) est aujourd&#8217;hui ce que j&#8217;oserais appeler un loser magnifique. Membre d&#8217;une des dynasties bénies du cinéma (c&#8217;est un Coppola que diable!), début de carrière fracassant, rôles inoubliables et récompensés (Oscar et Golden Globe pour Leaving Las Vegas) &#8230; Cage est incontournable. Après une décennie 90 où il s&#8217;impose grâce notamment à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/08/1199781360_kinopoisk.ru-nicolas-cage-582751.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4444" title="1199781360_kinopoisk.ru-nicolas-cage-582751" src="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/08/1199781360_kinopoisk.ru-nicolas-cage-582751.jpg" alt="" width="590" height="350" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Nicolas Cage</strong> &#8230; (soupir) est aujourd&#8217;hui ce que j&#8217;oserais appeler un loser magnifique. Membre d&#8217;une des dynasties bénies du cinéma (c&#8217;est un <strong>Coppola</strong> que diable!), début de carrière fracassant, rôles inoubliables et récompensés (Oscar et Golden Globe pour <em>Leaving Las Vegas</em>) &#8230; Cage est incontournable. Après une décennie 90 où il s&#8217;impose grâce notamment à ses rôles dans <em>Sailor et Lula</em> et <em>Leaving Las Vegas</em> et devient une tête d&#8217;affiche de blockbusters (<em>Rock, Les Ailes de l&#8217;Enfer, Volte/Face, 8mm&#8230;</em>), sa carrière prend un tout autre virage dans les années 2000. Il commence ce nouveau millénaire en poursuivant son incursion dans le monde des blockbusters (<em>60 Secondes Chrono, Windtalkers</em>) mais trouve surtout en 2002 un rôle à sa (dé)mesure : celui de Charlie/Donald Kaufman dans <em>Adaptation</em> de <strong>Spike Jonze</strong>, scénariste en pleine crise existentielle. Après cela, quelques éclairs de génie (<em>Lord Of War, </em><em>Kick-Ass</em>) mais surtout un océan de films familiaux où son style flirte avec le ridicule (<em>Benjamin Gates, L&#8217;Apprenti Sorcier</em>), une ribambelle de bouses intersidérales (<em>Ghost Rider, Prédictions, Bad Lieutenant:Escale à la Nouvelle-Orléans</em>) et un brûlot politique anti-Bush dégoulinant de sentimentalisme malvenu dont on se serait bien dispensé (<em>World Trade Center</em>). Le talent de Mr <strong>Cage</strong> semble s&#8217;être éteint ou plutôt être très mal servi, n&#8217;en déplaise au spectacle capillaire vivant qu&#8217;il semble souhaiter nous fournir à chaque rôle. Diaporama à sous-titrer &laquo;&nbsp;Rien que pour vos cheveux&nbsp;&raquo;.</p>
<p><a href="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/08/n.cage-1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4446" title="n.cage 1" src="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/08/n.cage-1.jpg" alt="" width="590" height="131" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #f20c23;"><strong>1. <em><span style="color: #000000;">Valley Girl : </span></em></strong></span><span style="color: #e61835;"><span style="color: #000000;">Randy le punk citadin tombe éperdument amoureux d&#8217;une campagnarde. Conte de fée moderne pour Nic Cage qui trouve là son premier rôle notable. Détail qui tue </span></span><span style="color: #f20c23;"><span style="color: #000000;">-&gt; la mèche blonde allant de paire avec le regard lunaire (pour ne pas dire bêta).</span><strong><br />
</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #f20c23;"><strong>2. <em><span style="color: #000000;">Arizona Junior : </span></em></strong></span><span style="color: #f20c23;"><span style="color: #000000;">Deuxième film des aujourd&#8217;hui très respectés <strong>frères Coen</strong>, <em>Arizona Junior</em> apporte la reconnaissance du métier qui voit en <strong>Cage</strong> un caméléon. Il y joue Hi, un ex-taulard rentré dans le rang pour l&#8217;amour de sa femme, policière. Malheureusement stérile, le couple décide de voler l&#8217;un des quintuplés qui font la fierté locale en espérant que personne ne le remarquera. </span></span><span style="color: #e61835;"><span style="color: #000000;">Détail qui tue </span></span><span style="color: #f20c23;"><span style="color: #000000;">-&gt; j&#8217;ai envie de dire que c&#8217;est un tout allant de la moustache fournie aux cheveux en l&#8217;air en passant, bien évidemment, par le marcel sous la chemise hawaïenne.</span></span><span style="color: #f20c23;"><strong><br />
</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #f20c23;"><strong>3. <em><span style="color: #000000;">Sailor et Lula : </span></em></strong><span style="color: #000000;">C&#8217;est grâce à <strong>David Lynch</strong> que sa carrière s&#8217;envole en 1990, il est le Sailor de son <em>Sailor et Lula<strong>, </strong></em>Palme d&#8217;Or au festival de Cannes</span><span style="color: #000000;">.</span><strong><em><span style="color: #000000;"> </span></em></strong><span style="color: #000000;">Fou d&#8217;amour pour l&#8217;innocente Lula, ils devront se défaire de personnages tous plus étranges et inquiétants les uns que les autres. Y compris la mère de la jeune fille.</span><strong><em> </em></strong></span><span style="color: #e61835;"><span style="color: #000000;">Détail qui tue </span></span><span style="color: #f20c23;"><span style="color: #000000;">-&gt; La veste en peau de serpent, classe.</span><strong><br />
</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #f20c23;"><strong>4. <em><span style="color: #000000;">Les Ailes de l&#8217;Enfer : </span></em></strong></span><span style="color: #e61835;"><span style="color: #000000;">Film d&#8217;action à rôle stéréotypé, <strong>Cage </strong>amorce avec <em>Les Ailes de l&#8217;Enfer </em>son virage vers les films d&#8217;action à gros budget. Il y est Cameron Poe, ancien ranger incarcéré injustement et qui, au jour de sa liberté et pendant son transfert en avion, doit faire face à une mutinerie de ses co-détenus, l&#8217;empêchant de rejoindre sa famille. Détail qui tue </span></span><span style="color: #f20c23;"><span style="color: #000000;">-&gt; le look total taulard : le nombre de jours enfermé se calcule à la longueur des cheveux, même si ça sent le mauvais rajout fait en poil de chihuahua maltais.</span><strong><br />
</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #f20c23;"><strong>5. <span style="color: #000000;"><em>Adaptation : </em></span></strong></span><span style="color: #e61835;"><span style="color: #000000;"><strong>Charlie Kaufman</strong> (scénariste de <em>Dans La Peau de John Malkovitch, Human Nature, Eternal Sunshine of the Spotless Mind</em>&#8230;), voilà qui <strong>Nicolas Cage</strong> se doit d&#8217;interpréter dans ce film de <strong>Spike Jonze</strong>. Mais surtout un scénariste en panne d&#8217;inspiration  et en proie aux doutes. Détail qui tue </span></span><span style="color: #f20c23;"><span style="color: #000000;">-&gt; la coupe rouquin albinos allié à une calvitie marquée et à une nature de cheveux fort canine (</span></span><em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Caniche" target="_blank">Canis lupus familiaris</a>). </em>G<span style="color: #f20c23;"><span style="color: #000000;">lam au possible. </span><strong><br />
</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #f20c23;"><strong>6. <span style="color: #000000;"><em>The Weather Man : </em></span></strong></span><span style="color: #e61835;"><span style="color: #000000;">Dans <em>The Weather Man</em>, <strong>Gore Verbinski</strong> permet à <strong>Cage</strong> d&#8217;incarner un Mr tout le monde (qui est aussi Mr Météo) qui, à l&#8217;aube d&#8217;une promotion professionnelle, tente de regagner l&#8217;estime de sa famille. Ce qui change <strong>Cage</strong> des rôles de gros-bras/sauveur-du-monde/mais-parfois-plus-méchant-qu&#8217;on-ne-le-croit dans lesquels il commence à s&#8217;enfermer. Détail qui tue </span></span><span style="color: #f20c23;"><span style="color: #000000;">-&gt; la raie sur le côté, le sourire niais et le regard d&#8217;ahuri du gentil garçon dépassé par les événements. </span><strong><span style="color: #000000;"><em><br />
</em></span></strong></span></p>
<p><span style="color: #f20c23;"><strong><span style="color: #000000;"><em><a href="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/08/n.cage-2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4447" title="n.cage 2" src="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/08/n.cage-2.jpg" alt="" width="590" height="131" /></a><br />
</em></span></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #f20c23;"><strong>7. <span style="color: #000000;"><em>World Trade Center : </em></span></strong><span style="color: #000000;">Oliver Stone est le premier à porter à l&#8217;écran le drame du 11-Septembre, seul problème c&#8217;est pompeux et de ce fait insipide.</span><strong><span style="color: #000000;"><em> </em></span></strong><span style="color: #000000;">L&#8217;interprétation de <strong>Cage </strong>en pompier coincé sous les décombres est du même acabit, too much.</span><strong><span style="color: #000000;"><em> </em></span></strong></span><span style="color: #e61835;"><span style="color: #000000;">Détail qui tue </span></span><span style="color: #f20c23;"><span style="color: #000000;"><em>-&gt; </em>A ceux qui seraient tenté de répondre le casque, je dis non! Là où le casque n&#8217;est qu&#8217;un vulgaire (mais imposant) accessoire, la moustache, elle, retient toute notre attention. Quelle stature !</span><strong><br />
</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #f20c23;"><strong>8. <span style="color: #000000;"><em>Ghost Rider : </em></span></strong></span><span style="color: #e61835;"><span style="color: #000000;">Cherchons acteur has been, pas très regardant sur scénario, avec des prestations salariales revues à la baisse pour incarner un ancien cascadeur dont l&#8217;âme a été vendu au Diable en échange de la vie d&#8217;un de ses parents. Devra se servir de ses nouveaux pouvoirs pour se retourner contre son Boss, alias le Mal absolu, tout en se transformant en torche vivante. Détail qui tue </span></span><span style="color: #f20c23;"><span style="color: #000000;">-&gt; Qui a cru qu&#8217;on ne verrait pas qu&#8217;il s&#8217;agit là d&#8217;un sosie de <strong>Nicolas Cage</strong>?</span><strong><br />
</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #f20c23;"><strong>9. <span style="color: #000000;"><em>Bangkok Dangerous : </em></span></strong><span style="color: #000000;">Quand des réalisateurs hongkongais (les frères <strong>Pang</strong>) sont choisis pour réaliser eux-mêmes le remake américain de leur (intéressant) polar on se dit chouette! Mais non</span><span style="color: #000000;">, le héros sourd-muet de la première version ne l&#8217;est pas en version américaine. Qui aurait en effet envie de faire taire <strong>Nicolas Cage</strong>? On se le demande&#8230; </span></span><span style="color: #e61835;"><span style="color: #000000;">Détail qui tue </span></span><span style="color: #f20c23;"><span style="color: #000000;">-&gt; Là encore les expérimentations capillaires de Nic ne sont pas des plus gratifiantes. La chevelure, que dis-je la crinière, que dis-je la perruque, ne lui sied guère.</span><strong><br />
</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #f20c23;"><strong>10. <span style="color: #000000;"><em>Kick-Ass : </em></span></strong></span><span style="color: #e61835;"><span style="color: #000000;">Pour <strong>Cage</strong>, qui a failli être le <em>Superman</em> de <strong>Tim Burton</strong>, incarner un super-héros était un rêve. <strong>Matthew Vaughn</strong> l&#8217;a rendu réalité en lui donnant le rôle de Big Daddy, justicier masqué amené à collaborer avec le jeune Kick-Ass. <span style="color: #000000;">Détail qui tue </span></span></span><span style="color: #000000;">-&gt; Si pour Damon Macready, l&#8217;ancien policier en quête de vengeance, le style se résume à un gilet en laine, à des lunettes à triple foyer et à un pantalon de velours côtelé, son alter ego super-héroïque sans pouvoirs, Big Daddy, impose le respect avec son bouc blond et surtout le khôl autour de ses yeux. </span><span style="color: #f20c23;"><strong><br />
</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #f20c23;"><strong>11. <span style="color: #000000;"><em>L&#8217;Apprenti Sorcier : </em></span></strong></span><span style="color: #e61835;"><span style="color: #000000;">Rentré dans le sérail du film familial avec les deux aventures de <em>Benjamin Gates</em>, Indiana Jones des temps modernes, <strong>Nicolas Cage</strong> en retrouve le réalisateur (<strong>Jon Turtletaub</strong>) pour <em>L&#8217;Apprenti Sorcier</em>. Comme l&#8217;acteur n&#8217;a plus grand chose d&#8217;apprenti, il est bien évidement le formateur un brin dingo (c&#8217;est rigolo). Détail qui tue </span></span><span style="color: #f20c23;"><span style="color: #000000;">-&gt; le poil de raton laveur fait d&#8217;horribles perruques, n&#8217;essayez pas. En même temps c&#8217;était le seul accessoire que <strong>Nicolas Cage</strong> n&#8217;avait pas encore testé pour ses cheveux.</span><strong><br />
</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #f20c23;"><strong>12. <span style="color: #000000;"><em>Drive Angry : </em></span></strong></span><span style="color: #e61835;"><span style="color: #000000;">Un revenge movie, voilà peut-être un genre qui manquait à la palette pourtant bien fournie du comédien. En amateur limite obsessionnel des voitures, incarner un homme partant à la recherche des meurtriers de sa femme et kidnappeurs de sa fille à bord de bolides plus impressionnants les uns que les autres. Détail qui tue </span></span><span style="color: #f20c23;"><span style="color: #000000;">-&gt; le rictus ? C&#8217;est peut-être la première fois que l&#8217;acteur à l&#8217;air vraiment méchant. A mon avis ce n&#8217;est pas étranger au fait qu&#8217;il a dû bien morfler, rapport aux coquards, entailles et autres cicatrices qu&#8217;il porte sur la photo. Dois-je mentionner la décoloration complète en mode eau de javel pour un effet fillasse du plus bel effet? Oui, définitivement. Bad Nic ? A voir et c&#8217;est peut-être là le plus intéressant, <strong>Nicolas Cage</strong> n&#8217;a pas fini de nous surprendre.</span><strong><br />
</strong></span></p>
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		<title>C&#8217;est quand le bonheur?</title>
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		<pubDate>Wed, 04 Aug 2010 19:04:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Eloïse Trouvat</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actus]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>

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		<description><![CDATA[Rien ne tourne bien rond dans notre société : tel pourrait être le constat fait par l&#8217;écriture de Carole Fives. Écrivaine et plasticienne, Carole Fives remporte en 2009 le Prix Technikart avec Quand nous serons heureux, recueil merveilleusement cynique de nouvelles où les êtres rêvent à une vie meilleure celle que l&#8217;on ose nommer « le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --><span style="font-family: Georgia,serif;"><span style="font-size: small;"><strong>Rien ne tourne bien rond dans notre société : tel pourrait être le constat fait par l&#8217;écriture de Carole Fives. Écrivaine et plasticienne, Carole Fives remporte en 2009 le Prix Technikart avec <em>Quand nous serons heureux</em>, recueil merveilleusement cynique de nouvelles où les êtres rêvent à une vie meilleure celle que l&#8217;on ose nommer « le bonheur ». </strong></span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia,serif;"><span style="font-size: small;"><strong><a href="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/08/l_b88e7ec0d6104281b846b4dc5733fe59.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4442" title="l_b88e7ec0d6104281b846b4dc5733fe59" src="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/08/l_b88e7ec0d6104281b846b4dc5733fe59.jpg" alt="" width="590" height="350" /></a><br />
</strong></span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia,serif;"><span style="font-size: small;"><strong>La Condition humaine </strong></span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia,serif;"><span style="font-size: small;">Sous la plume de la jeune écrivaine se succèdent personnages de la vie de tous les jours : ceux que l&#8217;on croise dans la rue, ceux que l&#8217;on côtoie au quotidien, ceux qui se rapprochent de nous-mêmes, des personnages dont on ose se dissimuler le mal-être et les défauts pour mieux se dissimuler nos propres failles. Fine observatrice, la plasticienne possède la première des qualités pour un écrivain : savoir ouvrir grands les yeux sur la condition humaine. Or même quand celle-ci n&#8217;est pas bien jolie à contempler, l&#8217;artiste tient bon et de sa plume concise et corrosive dresse, en seulement quelques paragraphes désabusés, un décor fracassant de vérité sur le commun des mortels. </span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia,serif;"><span style="font-size: small;">Trente et une nouvelles sans hypocrisie, sans cadeau pour quiconque dans ce bas-monde. De la femme au foyer, en passant par l&#8217;homme qui rature sa vie, sans oublier la fan de David Bowie meurtrière et le photographe Rmiste, <strong>Carole Fives</strong> s&#8217;arrêtent sur tous ces êtres qui peuplent nos vies et qui sont parfois nos doubles. Ces enfants, ces hommes et ces femmes ont pour point commun de ne pas être heureux. Il leur en faudrait peu pour vivre mieux : un corps parfait, un amour parfait, un travail parfait, des enfants parfaits&#8230; Une perfection commanditée par une société qui inflige des « désirs qui affligent ». Chacune des histoires livrées se referment sur une chute étonnante et brillante. L&#8217;écrivaine précipite, en seulement 4 à 5 pages, ses anti-héros et héroïnes vers une chute inéluctable, parfois fatale mais toujours efficace. Ce principe de la chute, qui à chaque nouvelle vous fait vous accrochez un peu plus à ce récit incroyable (et impitoyable), fait figure d&#8217;antidote contre un monde qui tourne mal. <strong><em>Quand nous serons heureux</em></strong> aurait pu s&#8217;intituler « C&#8217;est quand le bonheur? ». Car c&#8217;est cette question toujours en suspens qui hante les pages et les personnages de cette œuvre.<br />
</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia,serif;"><span style="font-size: small;">La colère ou l&#8217;amertume de toutes les nouvelles se résume sous le discours de  cette héroïne, celle de la nouvelle intitulée « Coquillettes-Jambon ». Femme au foyer, épouse dévouée et mère parfaite, elle n&#8217;a jamais appris à dire « non » alors sa réponse à la question entêtante du « c&#8217;est quand le bonheur? » elle l&#8217;a trouve dans la fuite. Un beau matin, elle part et meurt donc aux yeux des siens pour renaître à son propre regard. L&#8217;issue vers ce qu&#8217;elle considère comme le « bonheur » ne sera, hélas, pas la même pour tous les protagonistes de ces nouvelles mordantes de désillusions.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia,serif;"><span style="font-size: small;"><strong>Nouvelles subtilement cyniques</strong></span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia,serif;"><span style="font-size: small;"><a href="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/08/Carole_Fives.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-4438" title="Carole_Fives" src="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/08/Carole_Fives-204x300.jpg" alt="" width="204" height="300" /></a>À l&#8217;image de son photographe Rmiste paumé dans un vernissage où les personnages se croisent et se rencontrent avec le lot d&#8217;hypocrisie qui va avec, l&#8217;auteure de <em>Quand nous serons heureux</em> refuse la question du roman ou de la poésie, de la nouvelle et du fragment : « exit la question du genre, c&#8217;est de la littérature point ».</span><span style="font-size: x-small;"><span style="font-size: small;"> La question dérangeante du bonheur se dévoile lors de l&#8217;</span><span style="font-size: small;">ultime nouvelle intitulée : « Tes nouvelles </span><em><span style="font-size: small;">Quand nous serons heureux</span></em><span style="font-size: small;"> ». Quelques pages pour saisir toute la portée de la littérature de <strong>Carole Fives </strong>où cette dernière s&#8217;imagine alors recevoir la critique d&#8217;une de ses amies ayant lu son recueil de nouvelles. Une mise en abyme malicieuse d&#8217;où il se dégage une dernière image sans compassion de notre monde et de sa littérature. Le discours de l&#8217;amie  en question permet au lecteur de réfléchir une ultime fois sur ces récits de vie livrées par <strong>Carole Fives</strong> qui finalement forment une unique et même histoire : celle de notre société et de ses êtres qui n&#8217;ont pas la vie qu&#8217;ils souhaitent. </span></span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia,serif;"><span style="font-size: small;">Par cette critique complètement truquée et faussée, l&#8217;auteure résume parfaitement l’esprit de son recueil. Éviter la compassion, pointer nos petites faiblesses, mesquineries  et vanités en tous genres. « C&#8217;est pas parce que la vie est dégoûtante qu&#8217;il faut encore en rajouter dans un bouquin » lâche l&#8217;amie en question, une amie furax qui préfèrerai lire du Anna Gavalda, quelque chose de plus « subtil, drôle et plein d&#8217;espoir ». Elle rêve d&#8217;un auteur qui prenne son lecteur par la main, qui le chouchoute alors que son amie écrivaine, pendant 158 pages, plombe l&#8217;humeur de son lectorat avec ses histoires de gens qui ne sont pas heureux. L&#8217;amie conseille de penser «  stratégie » quand <strong>Carole Fives </strong>pense « vérité ». </span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia,serif;"><span style="font-size: small;">La vérité dans ces pages est que l&#8217;humour nous sauve lorsque le bonheur se sauve ou ne vient pas, tout simplement. La vérité chez l&#8217;auteure n&#8217;est pas dans le fait d&#8217;insuffler une once d&#8217;espoir avec des personnages sans consistance mais insuffler une once d&#8217;espoir avec un bel accent de cynisme et en nous prenant, nous lecteurs, comme témoins privilégiés d&#8217;un monde affligeant où le bonheur n&#8217;est pas celui que l&#8217;on croit.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Georgia,serif;"><span style="font-size: small;"><strong><em>Quand nous serons heureux </em>de Carole Fives (Le Passage)</strong><br />
</span></span></p>
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		<title>La playlist Belge</title>
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		<pubDate>Fri, 30 Jul 2010 19:50:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marine Bienvenot</dc:creator>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Playlist]]></category>

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		<description><![CDATA[
Belgique, terre rock ? Assurément. Mais si vous pensez que le paysage musical belge se limite à &#171;&#160;Ca Plane Pour Moi&#160;&#187; (qui que soit son interprète), parbleu pauvre de vous! Heureusement nous vous avons concocté une playlist dont vous reconnnaitrez probablement certains morceaux. En effet, si ces groupes sont tous bel et biens belges, vous [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/06/playlist-belge.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4402" title="playlist belge" src="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/06/playlist-belge.jpg" alt="" width="590" height="350" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Belgique, terre rock ? Assurément. Mais si vous pensez que le paysage musical belge se limite à &laquo;&nbsp;<em>Ca Plane Pour Moi</em>&nbsp;&raquo; (qui que soit son interprète), parbleu pauvre de vous! Heureusement nous vous avons concocté une playlist dont vous reconnnaitrez probablement certains morceaux. En effet, si ces groupes sont tous bel et biens belges, vous ne le savez peut-être pas tant leur son (et leur langue) se rapproche de ce que les groupes anglo-saxons ont de meilleur (même si quelques incursions francophones sont aussi à relever).</p>
<p style="text-align: justify;">Si <strong>Arno, dEUS, Hooverphonic</strong> ou bien encore <strong>K&#8217;s Choice</strong> avait fait découvrir le plat pays comme une terre rock dans les années 90, la décennie suivante la consacra comme telle. Au début des années 2000, une nouvelle scène belge éclot avec des jeunes groupes alliant classe, précocité,  ambition et talent bien entendu. Le déclic a eu lieu pour moi en 2005, une soirée et une scène réservée à la Belgique aux <strong>Vieilles Charrues</strong>, un match de foot entre HPS (<strong>Hollywood Porn Stars</strong>) et GIH (<strong>Girls in Hawaii</strong>) et il n&#8217;en fallait pas plus pour voir la joie de la découverte se transformer en coup de foudre musical.</p>
<p style="text-align: justify;">Alors qu&#8217;ils soient wallons (<strong>Hollywood Porn Stars, Ghinzu, Girls in Hawaii</strong>&#8230;) ou flamands (<strong>dEUS, Soulwax, 2 Many Dj&#8217;s</strong>&#8230;), ces artistes n&#8217;ont rien d&#8217;une blague belge mais tout du talent à l&#8217;état pur.</p>
<p><strong><span style="color: #ff0000;"># 1 </span></strong><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="400" height="40" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="window" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=21994003&amp;style=metal&amp;p=0" /><param name="src" value="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="400" height="40" src="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=21994003&amp;style=metal&amp;p=0" allowscriptaccess="always" wmode="window"></embed></object></p>
<p><a href="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/07/GIH-bis.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4416" title="GIH bis" src="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/07/GIH-bis-300x171.jpg" alt="" width="300" height="171" /></a></p>
<p><strong><span style="color: #ff0000;"># 2 </span></strong><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="400" height="40" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="window" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=21994121&amp;style=metal&amp;p=0" /><param name="src" value="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="400" height="40" src="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=21994121&amp;style=metal&amp;p=0" allowscriptaccess="always" wmode="window"></embed></object></p>
<p><a href="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/07/ghinzu1.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4424" title="ghinzu1" src="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/07/ghinzu1-300x171.jpg" alt="" width="300" height="171" /></a></p>
<p><strong><span style="color: #ff0000;"># 3 <object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="400" height="40" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="window" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=21994333&amp;style=metal&amp;p=0" /><param name="src" value="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="400" height="40" src="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=21994333&amp;style=metal&amp;p=0" allowscriptaccess="always" wmode="window"></embed></object></span></strong></p>
<p><strong><span style="color: #ff0000;"><a href="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/07/dEUS.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4425" title="dEUS" src="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/07/dEUS-300x171.jpg" alt="" width="300" height="171" /></a><br />
</span></strong></p>
<p><strong><span style="color: #ff0000;"># 4 <object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="400" height="40" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="window" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=21994391&amp;style=metal&amp;p=0" /><param name="src" value="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="400" height="40" src="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=21994391&amp;style=metal&amp;p=0" allowscriptaccess="always" wmode="window"></embed></object></span></strong></p>
<p><strong><span style="color: #ff0000;"><a href="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/07/Das-Pop.bmp"><img class="aligncenter size-full wp-image-4433" title="Das-Pop" src="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/07/Das-Pop.bmp" alt="" width="301" height="172" /></a><br />
</span></strong></p>
<p><strong><span style="color: #ff0000;"># 5 <object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="400" height="40" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="window" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=22007793&amp;style=metal&amp;p=0" /><param name="src" value="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="400" height="40" src="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=22007793&amp;style=metal&amp;p=0" allowscriptaccess="always" wmode="window"></embed></object></span></strong></p>
<p><strong><span style="color: #ff0000;"><a href="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/07/hollywoodpornstars.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4420" title="hollywoodpornstars" src="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/07/hollywoodpornstars-300x171.jpg" alt="" width="300" height="171" /></a><br />
</span></strong></p>
<p><strong><span style="color: #ff0000;"># 6 <object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="400" height="40" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="window" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=21994790&amp;style=metal&amp;p=0" /><param name="src" value="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="400" height="40" src="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=21994790&amp;style=metal&amp;p=0" allowscriptaccess="always" wmode="window"></embed></object></span></strong></p>
<p><strong><span style="color: #ff0000;"><a href="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/07/tellers300.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4432" title="tellers300" src="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/07/tellers300.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a><br />
</span></strong></p>
<p><strong><span style="color: #ff0000;"># 7 <object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="400" height="40" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="window" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=21994531&amp;style=metal&amp;p=0" /><param name="src" value="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="400" height="40" src="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=21994531&amp;style=metal&amp;p=0" allowscriptaccess="always" wmode="window"></embed></object></span></strong></p>
<p><strong><span style="color: #ff0000;"><a href="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/07/puggy2.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4428" title="puggy2" src="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/07/puggy2-300x171.jpg" alt="" width="300" height="171" /></a><br />
</span></strong></p>
<p style="text-align: center;">
<p><strong><span style="color: #ff0000;"># 8 <object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="400" height="40" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="window" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=21994846&amp;style=metal&amp;p=0" /><param name="src" value="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="400" height="40" src="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=21994846&amp;style=metal&amp;p=0" allowscriptaccess="always" wmode="window"></embed></object></span></strong></p>
<p><strong><span style="color: #ff0000;"><a href="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/07/Absynthe-Minded.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4423" title="Absynthe-Minded" src="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/07/Absynthe-Minded-300x171.jpg" alt="" width="300" height="171" /></a><br />
</span></strong></p>
<p style="text-align: center;">
<p><strong><span style="color: #ff0000;"># 9 <object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="400" height="40" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="window" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=22008390&amp;style=metal&amp;p=0" /><param name="src" value="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="400" height="40" src="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=22008390&amp;style=metal&amp;p=0" allowscriptaccess="always" wmode="window"></embed></object></span></strong></p>
<p><strong><span style="color: #ff0000;"><a href="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/07/ete67.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4403" title="ete67" src="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/07/ete67-300x171.jpg" alt="" width="300" height="171" /></a><br />
</span></strong></p>
<p><strong><span style="color: #ff0000;">#10 <object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="400" height="40" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="window" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=21994912&amp;style=metal&amp;p=0" /><param name="src" value="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="400" height="40" src="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=21994912&amp;style=metal&amp;p=0" allowscriptaccess="always" wmode="window"></embed></object></span></strong></p>
<p><strong><span style="color: #ff0000;"><a href="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/07/cecila-eyes.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4404" title="cecila eyes" src="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/07/cecila-eyes-300x171.jpg" alt="" width="300" height="171" /></a><br />
</span></strong></p>
<p><strong><span style="color: #ff0000;"># 11 <object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="400" height="40" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="window" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=21994933&amp;style=metal&amp;p=0" /><param name="src" value="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="400" height="40" src="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=21994933&amp;style=metal&amp;p=0" allowscriptaccess="always" wmode="window"></embed></object></span></strong></p>
<p><strong><span style="color: #ff0000;"><a href="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/07/soulwax.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4405" title="soulwax" src="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/07/soulwax-300x171.jpg" alt="" width="300" height="171" /></a><br />
</span></strong></p>
<p><strong><span style="color: #ff0000;">#12 <object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="400" height="40" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="window" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=21994953&amp;style=metal&amp;p=0" /><param name="src" value="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="400" height="40" src="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=21994953&amp;style=metal&amp;p=0" allowscriptaccess="always" wmode="window"></embed></object></span></strong></p>
<p><strong><span style="color: #ff0000;"><a href="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/07/malibu-stacy.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4406" title="malibu stacy" src="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/07/malibu-stacy-300x171.jpg" alt="" width="300" height="171" /></a><br />
</span></strong></p>
<p><strong><span style="color: #ff0000;">#13 <object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="400" height="40" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="window" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=21994974&amp;style=metal&amp;p=0" /><param name="src" value="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="400" height="40" src="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=21994974&amp;style=metal&amp;p=0" allowscriptaccess="always" wmode="window"></embed></object></span></strong></p>
<p><strong><span style="color: #ff0000;"><a href="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/07/Freaky+Age.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4407" title="Freaky+Age" src="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/07/Freaky+Age-300x171.jpg" alt="" width="300" height="171" /></a><br />
</span></strong></p>
<p style="text-align: center;">
<p><strong><span style="color: #ff0000;">#14 <object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="400" height="40" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="window" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=22007927&amp;style=metal&amp;p=0" /><param name="src" value="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="400" height="40" src="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=22007927&amp;style=metal&amp;p=0" allowscriptaccess="always" wmode="window"></embed></object></span></strong></p>
<p><strong><span style="color: #ff0000;"><a href="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/07/mud-flow.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4408" title="mud flow" src="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/07/mud-flow-300x171.jpg" alt="" width="300" height="171" /></a><br />
</span></strong></p>
<p style="text-align: center;">
<p><strong><span style="color: #ff0000;">#15 <object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="400" height="40" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="window" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=21995008&amp;style=metal&amp;p=0" /><param name="src" value="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="400" height="40" src="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=21995008&amp;style=metal&amp;p=0" allowscriptaccess="always" wmode="window"></embed></object></span></strong></p>
<p><strong><span style="color: #ff0000;"><a href="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/07/Ks+Choice.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4431" title="Ks+Choice" src="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/07/Ks+Choice-300x171.jpg" alt="" width="300" height="171" /></a><br />
</span></strong></p>
<p style="text-align: center;">
<p><strong><span style="color: #ff0000;">#16 <object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="400" height="40" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="window" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=21995060&amp;style=metal&amp;p=0" /><param name="src" value="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="400" height="40" src="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=21995060&amp;style=metal&amp;p=0" allowscriptaccess="always" wmode="window"></embed></object></span></strong></p>
<p><strong><span style="color: #ff0000;"><a href="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/07/ghin.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4417" title="ghin" src="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/07/ghin-300x171.jpg" alt="" width="300" height="171" /></a><br />
</span></strong></p>
<p style="text-align: center;">
<p><strong><span style="color: #ff0000;"># 17 <object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="400" height="40" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="window" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=22011869&amp;style=metal&amp;p=0" /><param name="src" value="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="400" height="40" src="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=22011869&amp;style=metal&amp;p=0" allowscriptaccess="always" wmode="window"></embed></object></span></strong></p>
<p><strong><span style="color: #ff0000;"><a href="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/07/AustinLacePhoto2234.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4434" title="AustinLacePhoto2234" src="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/07/AustinLacePhoto2234-300x171.jpg" alt="" width="300" height="171" /></a><br />
</span></strong></p>
<p><strong><span style="color: #ff0000;"># 18 <object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="400" height="40" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="window" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=21995091&amp;style=metal&amp;p=0" /><param name="src" value="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="400" height="40" src="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=21995091&amp;style=metal&amp;p=0" allowscriptaccess="always" wmode="window"></embed></object></span></strong></p>
<p><strong><span style="color: #ff0000;"><a href="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/07/deud.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4418" title="deud" src="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/07/deud-300x171.jpg" alt="" width="300" height="171" /></a><br />
</span></strong></p>
<p style="text-align: center;">
<p><strong><span style="color: #ff0000;"># 19 <object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="400" height="40" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="window" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=21995109&amp;style=metal&amp;p=0" /><param name="src" value="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="400" height="40" src="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=21995109&amp;style=metal&amp;p=0" allowscriptaccess="always" wmode="window"></embed></object></span></strong></p>
<p><strong><span style="color: #ff0000;"><a href="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/07/Absynthe-minded2.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4426" title="Absynthe-minded2" src="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/07/Absynthe-minded2-300x171.jpg" alt="" width="300" height="171" /></a><br />
</span></strong></p>
<p style="text-align: center;">
<p><strong><span style="color: #ff0000;"># 20<object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="400" height="40" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="window" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=21998755&amp;style=metal&amp;p=0" /><param name="src" value="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="400" height="40" src="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=21998755&amp;style=metal&amp;p=0" allowscriptaccess="always" wmode="window"></embed></object></span></strong></p>
<p><strong><span style="color: #ff0000;"><a href="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/07/girls-in-hawaii.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4427" title="girls in hawaii" src="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/07/girls-in-hawaii-300x172.jpg" alt="" width="300" height="172" /></a><br />
</span></strong></p>
<p style="text-align: center;">
<p><strong><span style="color: #ff0000;"># 21 <object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="400" height="40" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="window" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=21995156&amp;style=metal&amp;p=0" /><param name="src" value="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="400" height="40" src="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=21995156&amp;style=metal&amp;p=0" allowscriptaccess="always" wmode="window"></embed></object></span></strong></p>
<p><strong><span style="color: #ff0000;"><a href="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/07/puggy1.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4422" title="puggy" src="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/07/puggy1-300x171.jpg" alt="" width="300" height="171" /></a><br />
</span></strong></p>
<p style="text-align: center;">
<p><strong><span style="color: #ff0000;">#22 <object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="400" height="40" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="window" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=21995181&amp;style=metal&amp;p=0" /><param name="src" value="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="400" height="40" src="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=21995181&amp;style=metal&amp;p=0" allowscriptaccess="always" wmode="window"></embed></object></span></strong></p>
<p><strong><span style="color: #ff0000;"><a href="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/07/zita_swoon.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4410" title="zita_swoon" src="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/07/zita_swoon-300x171.jpg" alt="" width="300" height="171" /></a><br />
</span></strong></p>
<p style="text-align: center;">
<p><strong><span style="color: #ff0000;"><a href="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/07/jeronimo.jpg"></a></span><span style="color: #ff0000;"># 23 <object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="400" height="40" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="window" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=22008724&amp;style=metal&amp;p=0" /><param name="src" value="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="400" height="40" src="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=22008724&amp;style=metal&amp;p=0" allowscriptaccess="always" wmode="window"></embed></object></span></strong></p>
<p><strong><span style="color: #ff0000;"><a href="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/07/jeronimo.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4411" title="jeronimo" src="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/07/jeronimo-300x171.jpg" alt="" width="300" height="171" /></a><br />
</span></strong></p>
<p style="text-align: center;">
<p><strong><span style="color: #ff0000;">#24 <object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="400" height="40" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="window" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=21995203&amp;style=metal&amp;p=0" /><param name="src" value="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="400" height="40" src="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=21995203&amp;style=metal&amp;p=0" allowscriptaccess="always" wmode="window"></embed></object></span></strong></p>
<p><strong><span style="color: #ff0000;"><a href="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/07/das-pop.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4419" title="das pop" src="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/07/das-pop-300x171.jpg" alt="" width="300" height="171" /></a><br />
</span></strong></p>
<p style="text-align: center;">
<p><strong><span style="color: #ff0000;">#25 <object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="400" height="40" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="window" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=22007863&amp;style=metal&amp;p=0" /><param name="src" value="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="400" height="40" src="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=22007863&amp;style=metal&amp;p=0" allowscriptaccess="always" wmode="window"></embed></object></span></strong></p>
<p><strong><span style="color: #ff0000;"><a href="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/07/hps-pour-blog.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4429" title="hps-pour-blog" src="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/07/hps-pour-blog-300x171.jpg" alt="" width="300" height="171" /></a><br />
</span></strong></p>
<p style="text-align: center;">
<p><strong><span style="color: #ff0000;"># 26 <object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="400" height="40" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="window" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=21995229&amp;style=metal&amp;p=0" /><param name="src" value="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="400" height="40" src="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=21995229&amp;style=metal&amp;p=0" allowscriptaccess="always" wmode="window"></embed></object></span></strong></p>
<p><strong><span style="color: #ff0000;"><a href="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/07/sharko.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4412" title="sharko" src="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/07/sharko-300x171.jpg" alt="" width="300" height="171" /></a><br />
</span></strong></p>
<p><strong><span style="color: #ff0000;"># 27 <object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="400" height="40" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="window" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=22008408&amp;style=metal&amp;p=0" /><param name="src" value="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="400" height="40" src="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=22008408&amp;style=metal&amp;p=0" allowscriptaccess="always" wmode="window"></embed></object></span></strong></p>
<p><strong><span style="color: #ff0000;"><a href="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/07/the-tellers.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4430" title="the tellers" src="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/07/the-tellers-300x171.jpg" alt="" width="300" height="171" /></a><br />
</span></strong></p>
<p style="text-align: center;">
<p><strong><span style="color: #ff0000;"># 28</span></strong> <object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="400" height="40" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="window" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=22011888&amp;style=metal&amp;p=0" /><param name="src" value="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="400" height="40" src="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=22011888&amp;style=metal&amp;p=0" allowscriptaccess="always" wmode="window"></embed></object></p>
<p><a href="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/07/my_little_cheap_dictaphone15.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4413" title="my_little_cheap_dictaphone15" src="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/07/my_little_cheap_dictaphone15-300x171.jpg" alt="" width="300" height="171" /></a></p>
<p style="text-align: center;">
<p><strong><span style="color: #ff0000;">#29 <object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="400" height="40" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="window" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=21995254&amp;style=metal&amp;p=0" /><param name="src" value="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="400" height="40" src="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=21995254&amp;style=metal&amp;p=0" allowscriptaccess="always" wmode="window"></embed></object></span></strong></p>
<p><strong><span style="color: #ff0000;"><a href="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/07/Hooverphonic.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4414" title="Hooverphonic" src="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/07/Hooverphonic-300x171.jpg" alt="" width="300" height="171" /></a><br />
</span></strong></p>
<p><strong><span style="color: #ff0000;"># 30</span></strong><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="400" height="40" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="window" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=21995270&amp;style=metal&amp;p=0" /><param name="src" value="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="400" height="40" src="http://listen.grooveshark.com/songWidget.swf" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=21995270&amp;style=metal&amp;p=0" allowscriptaccess="always" wmode="window"></embed></object></p>
<p><a href="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/07/venus.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4415" title="venus" src="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/07/venus-300x171.jpg" alt="" width="300" height="171" /></a></p>
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		<title>Daniel Craig rejoint la franchise &#8216;Millénium&#8217;</title>
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		<pubDate>Tue, 27 Jul 2010 19:55:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marine Bienvenot</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Films à venir]]></category>

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		<description><![CDATA[A défaut de pouvoir poursuivre la trilogie James Bond qu&#8217;il a entamé avec Casino Royale et poursuivie avec Quantum Of Solace, Daniel Craig participera à celle que David Fincher compte faire des livres de Stieg Larsson.


Les problèmes financiers de la MGM entravant sur le long terme la mise en chantier du troisième volet des missions [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>A défaut de pouvoir poursuivre la trilogie James Bond qu&#8217;il a entamé avec <em>Casino Royale </em>et poursuivie avec <em>Quantum Of Solace</em>, Daniel Craig participera à celle que David Fincher compte faire des livres de Stieg Larsson.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/07/daniel-craig-152-daniel-craig-celebrites-hommes.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4396" title="daniel-craig-152-daniel-craig-celebrites-hommes" src="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/07/daniel-craig-152-daniel-craig-celebrites-hommes.jpg" alt="" width="590" height="350" /></a><br />
</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les problèmes financiers de la <strong>MGM</strong> entravant sur le long terme la mise en chantier du troisième volet des missions de la nouvelle ère James Bondienne, son acteur titre se lance sur de nouveaux projets. Et pas des moindres. Après s&#8217;être engagé sur ce qui pourrait être une franchise (et oui encore) dirigée par Mr <strong>Jon &laquo;&nbsp;Iron Man&nbsp;&raquo; Favreau</strong> et intitulée <em>Cowboys &amp; Aliens</em>, <strong>Daniel Craig</strong> vient d&#8217;officialiser  sa venue sur la trilogie <em>Millénium</em> de <strong>David Fincher</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Si l&#8217;on attend avec impatience <span style="color: #ff0000;"><em><strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/xe1lrv_the-social-network-bande-annonce-2_shortfilms" target="_blank">The Social Network </a></strong></em><strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/xe1lrv_the-social-network-bande-annonce-2_shortfilms" target="_blank">qui s&#8217;annonce comme l&#8217;événement de la rentrée</a></strong></span>, son réalisateur <strong>David Fincher</strong> est quant à lui déjà passé à son prochain projet : l&#8217;adaptation sur grand écran du premier tome de la saga Millénium, <em>The Girl With the Dragon Tattoo, </em>alias <em>Les Hommes qui n&#8217;aimaient pas les Femmes </em>en version française. Et il vient de trouver celui qui incarnera le journaliste Mickael Blomkvist en la personne de <strong>Daniel Craig</strong>. Si le talent du britannique a bien entendu dû peser lourdement dans la balance, sa physionomie scandinave et sa ressemblance avec <strong>Michael Nyqvist</strong>, l&#8217;acteur qui incarnait Blomkvist dans la version suédoise, joue également en sa faveur.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/07/Sans-titre-3-copie.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4398" title="Sans titre-3 copie" src="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/07/Sans-titre-3-copie.jpg" alt="" width="310" height="200" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Quant à savoir quelle actrice interprétera la mystérieuse Lisbeth Salander et succèdera à <strong>Noomi Rapace</strong>, ça se bouscule au portillon. Si <strong>Ellen Page</strong> semble être la plus avancée, <strong>Emily Browning, Mia Wasikowska, Sarah Snook,  Sophie Lowe, Rooney Mara</strong> et la frenchie <strong>Léa Seydoux</strong> tiennent la corde. Arguons que la réponse arrivera très vite puisque le tournage de <em>The Girl With The Dragon Tattoo</em> devrait débuter en octobre pour une sortie du film prévue en décembre 2011.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/07/Sans-titre-2-copie.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4399" title="Sans titre-2 copie" src="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/07/Sans-titre-2-copie.jpg" alt="" width="590" height="96" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">
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		<item>
		<title>Tournée, enfin des filles qui aiment les desserts</title>
		<link>http://www.mediacult.fr/2010/07/21/tournee-enfin-des-filles-qui-aiment-les-desserts/</link>
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		<pubDate>Wed, 21 Jul 2010 18:13:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas Lapointe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>

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		<description><![CDATA[Récompensé du Prix de la Mise en scène au dernier Festival de Cannes, Tournée, quatrième film de l’acteur-réalisateur Mathieu Amalric, est un petit bijou de sensualité et de mélancolie.

Elles se prénomment Mimi Le Meaux (prononcer Miaou !), Kitten on the Keys, Dirty Martini, Julie Atlas Muz ou Evie Lovelle. Reines au corps et au cœur généreux, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Récompensé du Prix de la Mise en scène au dernier Festival de Cannes, <em>Tournée</em>, quatrième film de l’acteur-réalisateur Mathieu Amalric, est un petit bijou de sensualité et de mélancolie.</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/07/tournee-5.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4394" title="tournee-5" src="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/07/tournee-5.jpg" alt="" width="590" height="350" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Elles se prénomment <strong>Mimi Le Meaux</strong> (prononcer Miaou !), <strong>Kitten on the Keys</strong>, <strong>Dirty Martini</strong>, <strong>Julie Atlas Muz</strong> ou <strong>Evie Lovelle</strong>. Reines au corps et au cœur généreux, princesses des faux-cils, des plumes et des paillettes, ces effeuilleuses du <strong>New Burlesque</strong>, qui rendent hommage aux cabarets de la fin du XIX<sup>e</sup> siècle et aux pin-ups des années 1950, crèvent littéralement l’écran. Des corps aux antipodes des canons habituels de la beauté qui révèlent de véritables  tempéraments d’actrices, à mi-chemin entre les <em>mamma</em> de <strong>Fellini</strong> et les transsexuelles de <strong>John Waters</strong>. Au milieu de ces excès de chair et d’esprit, on en oublie pas pour autant le grand orchestrateur et improvisateur, <strong>Joachim Zand</strong>, interprété par <strong>Amalric</strong>, petit producteur revenu des Etats-Unis avec dans sa valise cette belle brochette de femmes callipyges, qu’il présente de port en port – Le Havre, Nantes, La Rochelle, Toulon&#8230; <em>« If Le Havre loves you, France is gonna love you »</em>. Avec en apothéose, la possibilité de se produire dans la capitale, promesse qu’il a faite à ses filles pour qu’elles le suivent en France. Sauf qu’à Paris, monsieur est <em>persona non grata</em> (c’est une longue histoire !) et pas moyen de trouver quelqu’un pour l’aider. Toutes les portes auxquelles il frappe se referment les unes après les autres.</p>
<p style="text-align: justify;">A la fois road-movie mélancolique, conte poétique et comédie du fantasme, <em><strong>Tournée</strong></em> est une formidable réussite sur laquelle souffle un vent de liberté. En coulisse comme sur scène, le cinéaste capte avec grâce et élégance des moments d’intimité joyeuse ou des mini-rencontres inattendues. Le film est un spectacle de tous les instants, empreint d’une touche charnelle et émotionnelle, qui respire la sensualité par tous les pores de la peau de ces corps dénudés. Une ode à la jouissance, drôle et touchante, où l’anodin se transforme en sublime sous le regard tendre et désenchanté d’<strong>Amalric</strong>. Un coup de poing qui apporte une énergie toute américaine (cassavetienne, dit-on) dans le cinéma d’auteur français, à l’image de ce cri que pousse Joachim Zand face caméra à la fin du film sur le « <em>Have Love Will Travel</em> » de <strong>Sonics</strong>. Singulier et entêtant !</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2008/11/note-3.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-574" src="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2008/11/note-3-300x91.jpg" alt="" width="300" height="91" /></a></p>
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		<title>June&#8217;s Playlist</title>
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		<pubDate>Tue, 20 Jul 2010 17:43:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marine Bienvenot</dc:creator>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Playlist]]></category>

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		<description><![CDATA[
Courte mais intense. Tels sont les adjectifs à utiliser pour cette playlist du mois de juin. Assez mélancolique aussi, étrange pour un mois d&#8217;été, et dictée par des choix très cinématographiques :
1) comme je vous l&#8217;ai sûrement déjà dit et répété, ce groupe à la saveur d&#8217;une excellente madeleine de Proust pour moi, alors lorsqu&#8217;ils [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/07/3312016413_1a1baab6c1-copie.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4386" title="3312016413_1a1baab6c1 copie" src="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/07/3312016413_1a1baab6c1-copie.jpg" alt="" width="590" height="350" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Courte mais intense. Tels sont les adjectifs à utiliser pour cette playlist du mois de juin. Assez mélancolique aussi, étrange pour un mois d&#8217;été, et dictée par des choix très cinématographiques :</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><strong>1) </strong><span style="color: #000000;">comme je vous l&#8217;ai sûrement déjà dit et répété, ce groupe à la saveur d&#8217;une excellente madeleine de Proust pour moi, alors lorsqu&#8217;ils décident de faire un break pour sortir un album de reprises, j&#8217;aurais pû me dire : &laquo;&nbsp;Ouh ça sent la fin de l&#8217;inspiration et le début de la retraite&nbsp;&raquo;. Mais puisque c&#8217;était eux et puisque c&#8217;est moi (du moins je crois), j&#8217;ai jeté une oreille. Et on ne peut que saluer des choix audacieux, sans aucun doute dictés par l&#8217;envie, et une orchestration originale, exemple en est sur &laquo;&nbsp;<em>Electrocution</em>&nbsp;&raquo; : <strong>Nada Surf</strong> !</span><strong><br />
</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><strong>2) </strong><span style="color: #000000;">on pourrait en faire le nouveau futur <strong>Bob Dylan</strong>, mais depuis le temps que ceux à qui on a tenté d&#8217;apposer cet adjectif ne survivent pas au deuxième album, on sait bien que Bob est irremplaçable et encore moins supplantable. Sa pop teintée de country nous rappelle pourtant furieusement ce que <strong>Dylan </strong>est capable de faire de mieux : <strong>The Tallest Man On Earth</strong>!</span><strong><br />
</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><strong>3) </strong><span style="color: #000000;">pour la sortie du discutable <em>When You&#8217;re Strange</em> de <strong>Tom DiCillo</strong>, il fallait néanmoins célébrer ce groupe intemporel qui, près de 40 ans après la mort de son leader le charismatique <strong>Jim Morrison</strong>, marque toujours le monde du rock (mais pas seulement) de son empreinte légendaire : <strong>The Doors</strong>!</span></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/07/Sans-titre-1-copie1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4390" title="Sans titre-1 copie" src="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/07/Sans-titre-1-copie1.jpg" alt="" width="590" height="95" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><strong>4) </strong><span style="color: #000000;"><strong>The Sonics</strong> c&#8217;est quand même à fond les ballons les glorieuses sixties, et pourtant ce groupe et surtout l&#8217;énergie dingue de ses morceaux donne la rage et la pêche à n&#8217;importe quelle époque. Je crois que c&#8217;est à cela que l&#8217;on reconnait un groupe culte. Alors quand <strong>Mathieu Amalric</strong> décide de terminer l&#8217;incroyable road-trip de ses girls dans l&#8217;excellent <em>Tournée</em> au son de &laquo;&nbsp;<em>Have Love Will Travel</em>&laquo;&nbsp;, comment être étonné que cela colle parfaitement : <strong>The Sonics</strong>!</span><strong><br />
</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><strong>5) </strong><span style="color: #000000;">elle était mannequin, elle gratouillait et écrivait quelques paroles à ses heures perdues, puis elle a épousé <strong>Jack White</strong>, leader ô combien talentueux des <strong>White Stripes</strong>, des <strong>Raconteurs</strong> et autres <strong>Dead Weather</strong>. Et à ses côtés elle a enfin fait de la musique. Ses mélodies ont la batterie lourde de son pygmalion mais les histoires qu&#8217;elle  raconte n&#8217;appartiennent qu&#8217;à elle, jetez-vous sur l&#8217;album <em>The Ghost Who Walks</em> : <strong>Karen Elson</strong>!</span><strong><br />
</strong></span></p>
<p style="text-align: left;"><span style="color: #ff0000;"><strong>6) </strong><span style="color: #000000;">une ritournelle entêtante, un clip extraordinaire, une belle découverte, un excellent souvenir &#8230; <em>&laquo;&nbsp;70 million</em>&nbsp;&raquo; a droit à tous les superlatifs. Malheureusement pour eux, cela veut aussi dire que je vais les suivre plus qu&#8217;attentivement, gare au retour de bâton&#8230; ou (je l&#8217;espère) aux excellentes surprises : <strong>Hold Your Horses</strong>!</span><strong><br />
</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="250" height="400" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="window" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="flashvars" value="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=21823527&amp;style=metal&amp;bbg=990606&amp;bfg=030303&amp;bt=FFFFFF&amp;bth=990606&amp;pbg=FFFFFF&amp;pbgh=030303&amp;pfg=990606&amp;pfgh=FFFFFF&amp;si=FFFFFF&amp;lbg=FFFFFF&amp;lbgh=030303&amp;lfg=990606&amp;lfgh=FFFFFF&amp;sb=FFFFFF&amp;sbh=030303&amp;p=0" /><param name="src" value="http://listen.grooveshark.com/widget.swf" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="250" height="400" src="http://listen.grooveshark.com/widget.swf" flashvars="hostname=cowbell.grooveshark.com&amp;widgetID=21823527&amp;style=metal&amp;bbg=990606&amp;bfg=030303&amp;bt=FFFFFF&amp;bth=990606&amp;pbg=FFFFFF&amp;pbgh=030303&amp;pfg=990606&amp;pfgh=FFFFFF&amp;si=FFFFFF&amp;lbg=FFFFFF&amp;lbgh=030303&amp;lfg=990606&amp;lfgh=FFFFFF&amp;sb=FFFFFF&amp;sbh=030303&amp;p=0" allowscriptaccess="always" wmode="window"></embed></object></p>
<p style="text-align: center;">
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		<title>La Traversée de l&#8217;été : un inédit de Truman Capote</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Jul 2010 11:01:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Eloïse Trouvat</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actus]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>

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		<description><![CDATA[Qui n&#8217;a jamais rêvé d&#8217;un été à New  York. Se     baigner, avec allégresse et insouciance dans l&#8217;atmosphère ravissante  d&#8217;une comédie américaine des années 50, s&#8217;emporter sur les pistes des dancings enflammés, courir les artères  de l&#8217;île aux buildings et rêvasser au cœur même de l&#8217;Amérique fantasmée  et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Qui n&#8217;a jamais rêvé d&#8217;un été à New  York. Se     baigner, avec allégresse et insouciance dans l&#8217;atmosphère ravissante  d&#8217;une comédie américaine des années 50, s&#8217;emporter sur les pistes des <em>dancings</em> enflammés, courir les artères  de l&#8217;île aux buildings et rêvasser au cœur même de l&#8217;Amérique fantasmée  et idéalisée des années 50. Si vous regrettez éperdument     l&#8217;époque des grandes comédies à l&#8217;américaine et aimez les mots  pleins de vagues à l&#8217;âme, <em>La Traversée de l&#8217;été</em> de Truman  Capote est faite pour vous.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/07/truman-capote.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4381" title="truman capote" src="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/07/truman-capote.jpg" alt="" width="590" height="350" /></a></strong>Roman d&#8217;été et  de ses élans de liberté, le manuscrit inédit du célèbre auteur de <strong><em>De      Sang froid</em></strong> a été retrouvé, en 2005, dans une vente aux  enchères. Le romancier cabotin aura fait traverser bien des épreuves à  son premier roman. Âgé d&#8217;à peine 19 ans, <strong>Truman Capote</strong> vit alors     à New York lorsqu&#8217;il en entame l&#8217;écriture. Avec la douceur sauvage  de son jeune âge, il rédige l&#8217;histoire d&#8217;une jeune fille de la bonne  société new-yorkaise, Miss Grady McNeil, qui épouse, autant     par provocation que par amour, un gardien de parking prénommé Clyde.  Sous la chaleur étouffante de Manhattan, l&#8217;histoire naturaliste  esquissée par ses soins trouvera sa fin dans un drame     éblouissant de beauté. Mais <strong>Truman Capote</strong>, insatisfait, n&#8217;en voudra  point. Le manuscrit sera donc délaissé pendant près d&#8217;un demi-siècle.</p>
<p style="text-align: justify;">Un jour arrive enfin où la jolie jeune fille de  bonne     société, Miss Grady McNeil, décide de sortir de l&#8217;ombre et de  dévoiler son histoire au grand jour. L&#8217;histoire de l&#8217;adolescente qui  devient femme, l&#8217;histoire d&#8217;un milieu social qui oppresse,     l&#8217;histoire de l&#8217;amour interdit s&#8217;ouvre enfin au public après tant  d&#8217;années de silence. L&#8217;héroïne de <strong><em>La Traversée de l&#8217;été</em></strong> sommeillait depuis bien trop longtemps, et son réveil sonna     comme un coup d&#8217;éclat. Née dans un autre temps, celui où les  demoiselles commençaient peu à peu à se dégager des corsets et des  volontés parentales, l&#8217;histoire de la délicieuse Grady se voulait     intemporelle et devait par conséquent séduire les lecteurs de notre  temps.</p>
<p style="text-align: justify;">« Tu es u<a href="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/06/Traverséedelété.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-4370" src="http://mediacult.fr/wp-content/uploads/2010/06/Traverséedelété.jpg" alt="" width="200" height="300" /></a>n  mystère ma chérie » : tels sont les mots qui débutent le récit. Ils     désignent la jeune héroïne de cette <strong><em>Traversée de l&#8217;été</em></strong>.  Miss Grady McNeil a le profil type des héroïnes de <strong>Capote</strong>. Le lecteur,  par bribes d&#8217;indices, se l&#8217;imagine possédant la même jolie     frimousse que la mythique Holly Golightly. Certainement moins vénale  que sa cousine de <strong><em>Petit-déjeuner chez Tiffany</em></strong>, Grady est une  enfant séduisante par son caractère entêté et sauvage.     Solitaire, elle prend plaisir à s&#8217;égarer loin des codes  imposées par la société aux jeunes filles en fleurs. Dotée d&#8217;une énergie  sauvage, la jeune fille de 17 ans se retrouve seule dans     un New York accablé par la canicule. Ses parents étant partis pour  l&#8217;été goûter au raffinement européen, Grady profite de l&#8217;occasion pour  délaisser son luxueux appartement de la Cinquième Avenue     pour les quartiers fiévreux de sa ville. C&#8217;est du côté de Broadway,  qu&#8217;elle a rencontré Clyde, un jeune gardien de parking, rustre mais  attachant.</p>
<p style="text-align: justify;">Le coeur de Grady McNeil bat donc pour ce Clyde  Manzer.     Ces deux-là s&#8217;aiment mais de façon différente dirons-nous.  Bonnie &amp; Clyde du sentiment, ces deux âmes perdus s&#8217;égarent au fil des  pages dans un New York vidé de la moitié de sa population et     écrasé par la canicule. Un New York croqué à merveille par le parler  évocateur de <strong>Truman Capote</strong>, qui par la finesse de ses descriptions fait  naitre sous nos yeux les taxis jaunes, les briques     rouges de Brooklyn et les vapeurs du métro. Lire <strong>Truman Capote</strong>,  suivre ces deux amoureux dans le dédale new-yorkais, revient à se  visionner une bonne vieille comédie américaine en     <em>technicolor</em>. Sous nos yeux, Grady et Clyde étouffent dans  leur domicile respectif, cloisonnés et prisonniers d&#8217;un univers bien  trop étroit pour leur âme sauvage. On n&#8217;est pas sérieux     quand on a 17 ans, <strong>Truman Capote</strong> le sait, alors il les fait s&#8217;évader  vers les sphères de l&#8217;affranchissement.</p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà de la  ville,     hélas, c&#8217;est la vie tout entière qui se dessine sous la plume  incisive de<strong> </strong>l&#8217;écrivain. Court récit, finement écrit, toujours tiraillé entre  la tendresse et le sarcasme, le drame et la tragédie,<strong> <em>La     Traversée de l&#8217;été</em></strong> croise le chemin de thèmes universels.  L&#8217;amour, l&#8217;amitié, les liens familiaux, la nostalgie et la tendresse  sont au rendez-vous du premier écrit d&#8217;un des plus célèbres     écrivains américains du siècle dernier. Derrière l&#8217;aventure  ravissante de Grady surgit la tragédie de la fin de l&#8217;adolescence :  « c&#8217;en était fini de l&#8217;enfance. Longtemps elle avait refusé de     l&#8217;admettre ». L&#8217;aventure estivale fut la clé vers la voie adulte,  celle à laquelle Grady se refusait dès le début du récit. Celle à  laquelle elle se refuse dans un ultime soubresaut en     grillant les feux rouges de la Troisième Avenue, les yeux  indifférents face à la mort prochaine.</p>
<p style="text-align: justify;">Le premier  roman de     <strong>Truman Capote</strong> se clôture sur un drame tragique. Une fin à  l&#8217;image de ses œuvres. Des œuvres où le plus clair du temps la vie est  tellement monotone que cela ne vaut même pas la peine d&#8217;en     parler. L&#8217;écrivain préféra donc évoquer, dans ses écrits, comment on s&#8217;y révolte comme  on fait avec les moyens du bord. On boit, on danse, on sort, on flirte dans les romans de <strong>Truman Capote</strong>, mais au final on n&#8217;y  peut rien à cette satanée vie, ou du moins pas grand chose. Tour à tour     frivole et grave, <strong><em>La Traversée de l&#8217;été</em></strong> illumine une énième  fois l&#8217;œuvre de <strong>Truman Capote</strong> car elle est la première pierre à  cet  édifice majeur de la     littérature.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>La Traversée de l&#8217;été</em> de Truman  Capote (Grasset)</strong></p>
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